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Une défaite et des leçons à tirerL'Algérie garde encore ses chances de qualification



Une défaite et des leçons à tirerL'Algérie garde encore ses chances de qualification
L'événement du jour était incontestablement le match Burkina Faso-Algérie. Tous les regards et toutes les attentions convergeaient vers Ouagadougou, la capitale burkinabè, où se jouait la partie dont l'enjeu n'est de rien de moins qu'une option pour la grand-messe du football. Et les espérances des Algériens se sont nourries de leur foi en ce onze qui a eu des hauts et des bats, mais a fini par se stabiliser à un niveau lui permettant de multiplier ses chances de participation au Mondial-2014. La foi était si forte et les espoirs si grands qu'ils n'ont ménagé aucun effort pour accompagner la sélection nationale dans son déplacement, pour les rares chanceux qui avaient les moyens ou l'aubaine d'être sélectionnés par les sponsors de l'EN. Pour le reste, c'est-à-dire l'écrasante majorité, la télévision restera leur seule fenêtre sur le stade.Mais la veille du match, la nouvelle tombe comme un couperet : Al Djazeera Sport refuse la rétrocession des droits de transmission de la rencontre à l'Entreprise publique de la télévision (Eptv). Ça grogne dans les chaumières et la chaîne qatarie est vouée aux gémonies. Ce n'est qu'à la mi-journée d'hier que l'annonce de la retransmission du match est faite : la rencontre Burkina Faso-Algérie sera retransmise en direct sur la chaîne nationale terrestre, annonce l'APS qui cite la direction de l'Eptv. Toutefois, il est précisé qu'«aucun accord pour les droits terrestres» n'a été trouvé entre la télévision nationale et le détenteur exclusif des droits de retransmission de cette rencontre. Les négociations qui se sont poursuivies hier entre les deux parties n'ont pas abouti. En fait, ce seront les images de la télévision burkinabè qu'on aura sur notre petit écran. Qu'à cela ne tienne, au final tout le monde a pu suivre le match palpitant, forcément, qui vous empêche de tenir en place, fait grimper la tension sanguine et le rythme cardiaque et vous arrache des cris de dépit quand l'adversaire rate son penalty et de rage quand il marque dans les dernières minutes de la première mi-temps.
Le c'ur bat avec ce onze national qui nous en a fait voir de toutes les couleurs. On le sait capable d'exploits, mais aussi de déplorables ratages. Mais on retiendra qu'il sait aussi faire preuve de réactivité, comme il l'a fait hier en revenant à la marque cinq minutes seulement après la reprise. Les Verts rééditeront la prouesse après le deuxième but de l'équipe burkinabè. L'égalisation ne tarde pas à venir.
Cette combativité est le résultat d'un travail entrepris par le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, qui, dès le départ, a joué la carte de la cohésion et de la stabilité du groupe. Il ne s'agissait pas de constituer une sélection qui gagne seulement, mais aussi qui sache garder intactes son homogénéité et sa pugnacité pour pouvoir engager le match suivant en préservant toutes ses chances de qualification. La défaite d'hier sur un penalty plus que douteux accordé à l'adversaire, n'est pas une fatalité ni le résultat d'un jeu décousu, mais juste la tournure défavorable d'un match de football qui se déroulait sur le terrain de l'adversaire. Tout n'est pas joué. Le match retour peut permettre aux Verts de rattraper le coup. La victoire reste à portée de pieds. Mais il faut garder en tête que ça ne sera qu'une victoire de l'équipe nationale de football qui ne doit pas devenir l'arbre cachant la forêt dévastée qu'est devenu le sport national.
H. G.
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