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Le CNAPEST temporise avant de surseoir à la grèveIl s'est réuni hier avec le ministre et ses collaborateurs



Le CNAPEST temporise avant de surseoir à la grèveIl s'est réuni hier avec le ministre et ses collaborateurs
Comme prévu, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) s'est réuni hier avec les représentants du ministère de l'Education nationale, autour de ses revendications à l'origine du mouvement de grève enclenché lundi dernier. La réunion présidée par le ministre, Abdelatif Baba Ahmed, a duré près de six heures.Entre autres problèmes abordés, celui des enseignants dits en voie d'extinction, lésés dans leur droit à certains avantages contenus dans le nouveau statut particulier. Le ministre s'est engagé à mettre en place une commission mixte Cnapest-Ministère-Fonction publique pour examiner les possibilités de satisfaire à la demande de ces enseignants qui se comptent en dizaines de milliers à travers les 48 wilayas du pays. Le statut des professeurs techniques des lycées techniques (Ptlt) était aussi au menu. Ces derniers ayant perdu leurs droits après la décision de l'ancien ministre, Boubekeur Benbouzid, de procéder au démantèlement de l'enseignement technique en Algérie. Une décision qui entre dans le cadre de la réforme du système éducatif. Ces derniers réclament leur intégration dans le corps des PES (Professeurs d'enseignement secondaire). Le ministre Baba Ahmed affirme ne pas pouvoir satisfaire cette demande, mais rappelle l'organisation d'un concours, le mois de novembre prochain. Les résultats seront connus le mois de décembre. C'est la même réponse donnée par le ministre, il y a déjà des mois et qui est rejetée par les concernés. Sur ce plan, il n'y a donc point de nouveautés. Pour ce qui est du problème du logement, le ministre s'est engagé à envoyer une correspondance officielle au ministre de l'Habitat, lui demandant de réserver, dans chaque wilaya, un quota spécial pour les enseignants et cela, dans toutes les formules de logements. Autre revendication, celle portant sur la nécessité de créer des postes aménagés pour des enseignants souffrant de certaines maladies. Là encore, le ministre a répondu qu'il ne peut pas faire grand-chose sur ce plan et qu'il va transmettre la demande des enseignants au Premier ministre, Abdelmalek Sellal. C'est aussi la même réponse pour la question relative à la retraite après seulement 25 ans de travail. «C'est un dossier très difficile, il faut une étude approfondie. On va voir cela», a-t-il dit. Pour ce qui est des 109 enseignants radiés après seulement une année de leur recrutement par l'académie Alger-Ouest, Abdelatif Baba Ahmed a annoncé la mise en place d'une commission pour voir de près le problème.
Pour rappel, ces enseignants ont été arrêtés sur décision de la Fonction publique une année après leur recrutement par concours. Chose qu'ils ne comprennent pas et n'admettent pas parce que si ces derniers ne répondaient pas réellement aux critères de sélection, c'était au moment même de leur recrutement qu'il fallait leur dire qu'ils ne sont pas acceptés. Autre point qui a pris beaucoup de temps lors de la réunion d'hier, celui de l'enseignant radié à Bouira. Ce dernier est membre du Conseil national qui devra se réunir demain ou dans les jours à venir pour décider de poursuivre ou de surseoir au mouvement de grève.
Le ministre s'est engagé à s'occuper lui-même du problème. En somme, la réunion d'hier n'a pas débouché sur de grandes décisions. Juste des promesses de prendre en charge les problèmes posés mais ces promesses ne sont pas nouvelles. Difficile donc de se prononcer sur la décision que prendra le Conseil national concernant le mouvement de grève. Pour le moment, la grève est maintenue. Le syndicat rejette toute la responsabilité sur le ministère de tutelle : «Cette réunion devant se faire avant la grève. Notre préavis de grève, nous l'avons déposé le 29 septembre. C'est au ministère d'en assumer seul les conséquences.»
K. M.
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