L'intersyndicale autonome de la fonction publique (Cnapest, Cla, Satef, Snte, Snapap, Snpepm et Ceca), emboîtant le pas à la coordination autonome, a annoncé jeudi à Alger «une grève accompagnée d'un rassemblement national» après la troisième semaine de janvier pour protester contre la «perte vertigineuse du pouvoir d'achat non prise en charge par la nouvelle grille des salaires». Les sept syndicats autonomes devront se réunir le 20 janvier pour annoncer la date exacte du débrayage. Les représentants des sept syndicats autonomes, qui se sont rencontrés jeudi à Alger, ont également contesté «une opacité doublée d'une exclusion accompagnant l'élaboration des statuts particuliers et le régime indemnitaire». «Nous avons eu un débat poussé sur les situations socio-professionnelles des fonctionnaires et «Il y a eu un débat assez poussé sur la situation... socio-professionnelle des fonctionnaires» surtout la chute vertigineuse du pouvoir d'achat des travailleurs. Nous avons également ouvert un large débat sur les statuts particuliers et le régime indemnitaire», souligne M. Lemdani, porte-parole du Cnapest. La réunion de jeudi a été aussi l'occasion, pour les sept syndicats, de réitérer leur attachement à la plate-forme de revendications de l'intersyndicale autonome qui défend l'abrogation de l'article 87 bis. «On veut une abrogation immédiate de l'article 87 bis. Cet article pénalise les bas salaires ce qui se répercute sur le calcul de l'ensemble des salaires des fonctionnaires», affirme le même syndicaliste. Â La deuxième revendication, défendue par l'intersyndicale, est la « révision à la hausse de la nouvelle valeur du point indiciaire» estimé actuellement à 45 dinars. «Il y a actuellement une inflation incontrôlable des prix de produits de large consommation. Le gouvernement ne veut pas toucher à la nouvelle grille des salaires, aussi la seule solution demeure la révision du point indiciaire», note notre source. L'intersyndicale autonome exige, dans ce contexte, l'ouverture de «négociations sérieuses et transparentes pour la révision du régime indemnitaire et des statuts particuliers qui doivent consacrer l'intégration de tous les contractuels en exercice». «Les syndicats autonomes et actifs sont marginalisés par la tutelle qui ne les invitent aux rencontres que pour donner l'impression qu'il y a eu une concertation avec les partenaires sociaux, mais en réalité nos propositions ne sont jamais prises en considération», regrette notre interlocuteur qui ajoute que les sept syndicats, composant l'intersyndicale autonome de la fonction publique, sont sur le pied de guerre pour mobiliser leurs bases avant le lancement de ce mouvement de contestation. L'intersyndicale autonome a annoncé également la tenue d'une Conférence nationale sur le pouvoir d'achat, le 17 janvier prochain. La même source signale que les représentants des sept syndicats n'ont pas encore choisi un endroit précis pour tenir leur action de contestation. Mais ce qui est certain, par contre, est que le rassemblement devra être organisé devant une institution étatique à Alger. Certains syndicalistes parlent du siège de la Direction générale de la fonction publique (DGFN), alors que d'autres préfèrent le Palais du gouvernement.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com