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Une affaire qui concerne les autorités communales



Une affaire qui concerne les autorités communales
Cette cité millénaire est un authentique témoin à des anciens navigateurs (les Phéniciens et les Grecs), les marchands (les Carthaginois), les empires (les Numides, les Romains, les Vandales et les Byzantins), les dynasties et les royaumes.A l'origine progressif de son tissu urbain et où s'étaient installés dès le IXe siècle de l'hégire (Xe siècle de l'ère chrétienne), les Berbères de la tribu des Banû Mezghena, dont le chef Bûloghine Ibn Ziri Ben Ménade avait donné à la cité le nom d'El Djazaïr Banû Mezghena (les îles des enfants de Mezghena), en raison des îlots qui protégeaient la baie en formant d'après le géographe El Bekri «un très bon mouillage aux navires». Cette perle du bassin méditerranéen est devenue malheureusement victime à cause de graves mutations dues aux affres du temps, des destructions massives et permanentes, des saccages prémédités par le biais des familles issues du squatt constant.Ou je cite en particulier les dommages engendrés par les mauvaises prises en charge, jusqu'ici non conformes aux normes des opérations de restauration d'urgence, qui s'éternisent depuis plusieurs décennies. Malgré la suffisance d'énormes enveloppes budgétaires, attribuées par l'Etat à 14 organismes d'études et 164 entreprises de restauration, lesquelles étaient gérées, depuis 1967, par des structures sous tutelle du département à la culture.La GGA, la wilaya d'Alger, avec l'Oferac et la cellule chargée des opérations, afférentes à la réhabilitation de La Casbah d'Alger. Actuellement, cette vieille cité des Banû Mezghena présente une accablante image de ruine et d'afforestation ayant entraîné la perte de ses repères aux valeureuses richesses historico-culturelles et locales. A ces amers constats, je dirai que la transgression d'un patrimoine de l'humanité est un crime contre l'universalité culturelle.Ce qui me pousse à dire aussi, qu'au vu de l'état lamentable de la médina algéroise, il est indispensable de faire venir des experts étrangers, ayant les technicités et les qualités nécessaires pour la prise en charge effective de La Casbah et former à l'occasion nos jeunes, pour la restauration de toutes les autres Casbah d'Algérie. A cette proposition profitable, nous avons l'exemple frappant de la ville de Varsovie (Pologne), qui avait été entièrement rasée lors de la Seconde Guerre mondiale par les Allemands.Pourtant, sa reconstruction avait repris son aspect conforme à l'original. Pour la journée commémorant le 23 février de chaque année, c'est avant tout une affaire qui concerne les autorités communales et non des associations à caractère plutôt lucratif que culturel, qui accaparent des fortunes, à travers le folklore qu'elles manifestent souvent à l'aide du créneau des sponsors, qui attribuent des montants faramineux au nom de l'entité Casbah. Alors qu'à cette mémorable journée, ils devaient, autant que la léthargique commune, présenter un tableau bilan et des évaluations de cet héritage qu'ils devaient préserver par devoir, aux futures générations porteuses du flambeau.D'après les anciens rapports de situations de l'ETAU, Unesco, nous découvrons à La Casbah, la présentation de 1700 maisons où on dénombre 1200 de type traditionnel et local. Selon un autre rapport d'étude établi par le CNERU en septembre 2008, La Casbah d'Alger comptait 2189 parcelles, soit 63% de bâtisses habitées, 17% vidées, 10% en état de ruine et 10% fermées et murées, ce qui comptabilise les 100% du patrimoine algérois classé.Dans toutes les statistiques avancées, je rappelle que les études de la commune Casbah en 196, faisaient état de 1523 bâtisses, dont 982 de type douiras traditionnelles et 541 immeubles, bouclés dans le périmètre de sauvegarde. Conformément à mes propres recherches et études de statistiques arrêtées en décembre 2012 et celles de l'APIC (Association des propriétaires d' immeubles de La Casbah), nous relevons une perte de 41 douiras traditionnelles et semi-traditionnelles sur 630 actualisées.Ce qui justifie à ce jour l'existence de 589 bâtisses, parmi lesquelles 292 sont des propriétés privées, 151 wakf et 146 sans actes. Ce qui nous donne un total fictif de 589 bâtisses, sur l'état comparatif de 1962 (1523). Par déduction, on relève l'existence de 934 assiettes vidées. Pour ce qui concerne les immeubles intra muros, les secteurs les plus endommagés se situent dans les quartiers de Lallahoum (Zoudj Ayoun), la rue Boulaba, la rue Rabah Riah, le secteur Montpensier (Soustara) et bien d'autres endroits de cauchemar à travers la vieille Casbah.
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