Alger - Revue de Presse

Un homicide volontaire bien étrange



Deux sœurs mortes, un acquittement et un mystère Le 3 avril 2004, la dénommée A.H. est découverte morte chez elle. Selon une première constatation, on pouvait penser qu’il s’agissait d’une mort naturelle. Mais le décès de A.Y., la sœur aînée qui est survenu quelques mois auparavant dans des conditions plus au moins obscures changent les données: Le décès de A.H. devient un sujet de réflexion, surtout lorsqu’on sait que le suspect numéro un dans toute cette affaire CH.K., n’est autre que l’époux de A.Y. Ce dernier, et selon ses propres déclarations, est un ressortissant algérien vivant à l’étranger depuis déjà fort longtemps. C’est là-bas qu’il connaîtra A.Y. qui était mariée à un Français d’origine algérienne. Toutefois, cette relation a été interrompue et un divorce a été prononcé entre A.Y. et son premier époux. Selon les déclarations du mis en cause, leur relation était très sérieuse étant, lui aussi, en instance de divorce avec sa première épouse, une Française. Vu qu’il ne pouvait pas se marier avec A.Y., la solution était le mariage religieux qu’ils célébreront au «bled». De cette union naquit une fillette. Quelques années après cette naissance, A.Y. tombera gravement malade et rendra l’âme dans des conditions jugées suspectes. Sans perdre de temps et n’ayant même pas fait le deuil de sa femme, le mari a voulu épouser la sœur cadette de la défunte, sous prétexte qu’elle serait une vraie maman pour sa fillette. Une union que refusera la victime. Face à ce niet, le mis en cause ira trouver sa belle-mère, lui demandant de faire fléchir sa fille dans le seul but qu’il a avancé précédemment. Mais est-ce là sa seule alternative? Hélas non, beaucoup d’argent était au milieu de cette affaire de famille. En effet, le mis en cause qui a exercé une profession libérale à l’étranger, n’avait pas de problèmes financiers. Par ailleurs, son ex-épouse était propriétaire d’une maison sise à Canastel. Une entreprise fut alors mise sur pied. Suite au décès de A.Y., le prévenu essaiera de mettre la main sur la maison en écartant les enfants de sa femme, issus d’un premier mariage. C’est dans ce but qu’il insistera sur son union avec A.H. qui, selon certains témoignages, vivait avec son concubin depuis des années. Se trouvant ainsi évincé, le mis en cause cherchera par tous les moyens de s’imposer, jusqu’au jour où la dépouille de A.H. fut découverte. Les investigations aboutiront à son inculpation. Une précision: l’autopsie révèlera que la victime est morte par étouffement. Des traces de substances chimiques ont été trouvées dans son corps et ont pu être à l’origine de cet étouffement. Appelé, hier, à la barre, CH.K. niera en bloc les accusations retenues contre lui, il se défendra tout au long de l’audience. Cités, les témoins donneront des explications diverses. La mère des deux femmes A.Y. et A.H. dira au président de l’audience, que le mis en cause est à l’origine du décès de ses deux filles. «Votre honneur, expliquera-t-elle, A.Y. n’a jamais souffert d’aucune pathologie respiratoire et comme par hasard, elle meurt d’une embolie pulmonaire, alors que pour A.H. on parle d’étouffement». Appelé, le médecin légiste confirmera ce qu’il avait déjà déclaré dans le rapport d’autopsie. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la perpétuité à l’encontre du mis en cause. La défense de ce dernier plaidera l’acquittement de son mandant pour manque de preuve tangible. A l’issue des délibérations CH.K. a été acquitté.   Hasna Y.
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