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Un effet d'entraînement palpable



Un effet d'entraînement palpable
Les réalisations du secteur des travaux publics, en l'espace de quelques années, le placent comme un important vecteur dans le développement socioéconomique et de l'aménagement du territoire en Algérie.C'est du moins ce qui ressort d'une communication faite par Bouazouni Omar du CNES lors d'une journée technique organisée en marge de la 13e édition du Salon international des travaux publics (SITP). L'étude du CNES présentée à l'occasion par Bouazouni Omar précise qu'en termes de valeur ajoutée par habitant, un fort rattrapage a été réalisé à partir des années 2000. Ce qui a permis d'atteindre la moyenne mondiale et dépasser le niveau moyen observé dans les pays de l'UMA ou même dans le monde arabe. Depuis 1999, la croissance moyenne du secteur avoisine les 8%. Alors que l'économie en général, reste aux alentours de 5%. Durant les années où toute l'économie a subi un ralentissement, le secteur du BTP est resté toujours positif dans ses performances. Le secteur des TP reste ainsi moins sensible à la conjoncture temporelle.Depuis 2004, le secteur du BTP croit à raison de 6% par année. Sa part dans l'emploi total passe de 12% à 17% en 2013. L'étude précise que jusqu'à 2011, environ 9 117 entreprise activaient dans le secteur du BTP avec une catégorisation variant de 1 à 9 (selon la réglementation). Le document souligne que chaque décade, on remarque un accroissement spectaculaire atteignant une multiplication moyenne d'environ 3 par décade. Pour la valeur ajoutée par entreprise, elle passe de 18 M de DA avant 1980 à environ 80 M de DA à partir de 2000. Selon Bouazouni Omar, l'effet d'entraînement sur le reste de l'économie est palpable. Environ 22% de la demande globale des agents (ménages, entreprise et Etat) concerne le BTP. Le secteur du BTP sollicite pour produire une unité de service/produit 47% d'unités provenant des autres secteurs. Il précise que si la demande pour le secteur BTP augmente de 1% son effet sur l'économie est important. Elle est de l'ordre de 0,29%. Concernant la part du secteur BTPH dans le total distribué, on apprend que jusqu'en 2013, 35% de la masse salariale est octroyé par le secteur du BTPH. Mieux encore, presque 44% de la richesse distribuée émane du secteur du BTPH. Le BTPH, représente environ 9% des impôts liés à la production versés par le Trésor. Au jour d'aujourd'hui, l'Algérie dispose d'un réseau routier estimé à environ 109 000 km. Le réseau ferroviaire est estimé à environ 4200 km. L'Algérie dispose également de 35 aéroports dont 11 internationaux, 12 ports de commerce et 14 ports de pêche, plus 60 barrages et 4 500 grands ouvrages routiers (ponts, viaducs, tunnels etc.).Enfin l'orateur énumérera quelques objectifs à atteindre pour un meilleur aménagement du territoire. Il s'agira notamment de porter la densité du réseau routier (km pour 1000 km2) de 47 à 300 km. Cette densité doit être plus importante dans les régions du Nord et les Hauts-Plateaux, précise-t-il. Atteindre une capacité de stockage de l'ordre de 17 milliards de m3 d'eau permettra de sécuriser la population sur une période 10 ans et d'améliorer le déplacement des personnes pour atteindre un déplacement moyen par heure d'environ 50 km.S. S.


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