
jeudi dernier, le monde a été réveillé très tôt par la nouvelle du terrible accident. Des heures durant, aucune information crédible n'était disponible sur ce qui s'était passé. Les principaux intéressés, Algérie, Burkina Faso et France, attendaient certainement de voir clairement.Ils étaient effectivement 116 personnes à avoir pris place dans l'appareil reliant Ouagadougou à la capitale algérienne, Alger. L'appareil de fabrication américaine, de typeMc Douglas, version ancienne, était affrété par la compagnie aérienne algérienne, AirAlgérie. Il effectuait régulièrement la liaison Ouagadougou- Alger aumoins quatre fois par semaine. Leministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a finalisé jeudi avec ses homologues français Laurent Fabius et malien Abdoulaye Diop, un accord tripartite concernant l'analyse des enregistreurs (boîtes noires) du vol AH5017 et des débris de l'avion, selon un communiqué du ministère. Cet accord «se base sur les prérogatives reconnues par le droit international au pays sur le territoire duquel l'accident a eu lieu, la République duMali ainsi qu'au pays dont la compagnie aérienne nationale assurait l'exploitation de l'aéronef, l'Algérie et intègre la responsabilité et les capacités scientifiques et technologiques de la France qui compte le plus grand nombre de ressortissants parmi les victimes de l'accident», précise la même source. Il a été convenu, en vertu de cet accord, que le Mali «a souhaité l'assistance des services français compétents pour procéder à l'analyse des enregistreurs de vol et des débris de l'aéronef et à l'identification des restes humains des passagers du vol AH 5017». Tous les échantillons prélevés en collaboration avec les équipes d'experts des différents pays feront l'objet d'analyse «dans des infrastructures médico-légales françaises avec une participation effective et substantielle d'experts de police scientifique algériens et d'autres pays concernés», selon les termes de l'accord. Le gouvernement algérien a contribué «activement » à l'élaboration de cet accord tripartite dans le souci d'organiser une coopération «franche et transparente» entre les trois pays qui sont «solidaires » dans cette épreuve et partenaires dans la prise en charge des conséquences de la catastrophe aérienne dans des conditions «assurant la dignité des restes humains et le respect des sentiments légitimes» des familles des victimes ainsi qu'une rigueur scientifique et une efficacité optimales dans la conduite des opérations complexes et sensibles relatives notamment à l'identification des dépouilles. Dans ses interactions avec les gouvernements français etmalien, la partie algérienne a bénéficié pleinement des constatations et des conclusions de l'équipe des experts de la police scientifique algérienne «qui sont conformes aux normes et standards internationaux en matière d'identification des victimes de catastrophes (IVC) issues de plusieurs nationalités étrangères». La police scientifique poursuit son travail L'équipe de spécialistes de la police scientifique et technique de la Sûreté nationale dépêchée au Mali poursuit son travail avec ses homologues d'autres pays pour tenter d'identifier les victimes du crash de l'avion de la compagnie espagnole «Swiftair» affrété par Air Algérie, selon le directeur de la police judiciaire, le contrôleur de police, Abdelkader Kara Bouhedba. «Aucun corps n'a encore été identifié », a soulignéM. Kara Bouhedba lors d'une conférence de presse précisant que le secteur de la Sûreté nationale a pris «toutes les dispositions et mesures juridiques, techniques et scientifiques nécessaires» et dépêché, le 25 juillet dernier, une équipe pluridisciplinaire composée de 13 spécialistes pour collaborer avec leurs homologues français et espagnol ainsi qu'avec des experts internationaux en vue d'identifier les corps des victimes de cet accident dans les plus brefs délais ». Concernant l'identification des victimes, l'intervenant a fait savoir que ce travail «suppose aussi la collaboration des familles des victimes à travers des prélèvements ADN ainsi que l'exploration des fragments des corps et des objets retrouvés sur le lieu du crash». Le directeur de la police judiciaire a relevé la «difficulté de cettemission eu égard aux conditions climatiques extrêmes qui caractérisent la région où a eu lieu la catastrophe (températures élevées, humidité et chutes de pluie), ce qui rend difficile l'identification des victimes dont aucun corps intègre n'a été retrouvé». Identification des victimes, une opération complexe Selon les experts, l'identification des dépouilles des victimes du crash de l'avion, est une opération complexe, en raison notamment de l'état de désintégration des corps des victimes. Une équipe de la police scientifique algérienne se trouve depuis vendredi dernier sur les lieux du crash à Gossi (nord du Mali) et travaille en étroite collaboration avec ses homologues malien et français en vue de recueillir tout ce qui peut déterminer les causes de l'accident et permettre d'identifier les victimes de ce drame. Des spécialistes expliquent que dans pareilles circonstances, les enquêteurs seront obligés de recourir à des analyses ADN pour pouvoir identifier les corps des victimes issues de plusieurs nationalités dont 6 Algériens et 54 Français. Par ailleurs, M. Sellal a relevé que la remise des corps des victimes aux familles se fera après les résultats de l'enquêtemenée par les experts et la police scientifique, invitant les familles de faire preuve de patience. Pour sa part, le ministre des Transports, Amar Ghoul, qui s'était déplacé sur lieux du crash, avait assuré que l'Algérie ne lésinera pas sur les moyens notamment pour l'identification, la reconnaissance et les analyses des corps des victimes du crash de l'avion. Notons enfin que les boîtes noires de l'avion sont déjà arrivées à Paris où la justice s'est immédiatement mise au travail.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Imane Misraoui
Source : www.lnr-dz.com