Alger - Revue de Presse

Tribunal d’Es-Seddikia



Trois harraga condamnés à 6 mois de prison Au courant de la semaine écoulée, trois personnes, accusées d’émigration clandestine, ont été condamnées par le tribunal d’Es-Seddikia à la peine de six mois de prison avec sursis. Deux d’entre eux avaient pris place sur un bateau au niveau du port d’Oran, espérant pouvoir ainsi quitter le sol algérien. Mais quelle ne fut leur surprise en se voyant découverts bien avant que le bateau ne prenne la mer ! Arrêtés, ils ont été présentés devant le magistrat instructeur qui les plaça sous mandat de dépôt. Lors de l’audience, ils lui expliquèrent qu’ils ne voulaient pas quitter le pays. «Votre Honneur, tenteront-ils d’expliquer, nous sommes juste montés à bord pour visiter et par la suite, nous avons décidé de faire une petite sieste». «Et vous pensez, dira ce magistrat, que je vais croire cette histoire cousue de fil blanc». Après maintes questions, les prévenus comprendront que mentir ne leur servirait à rien. Ils passeront donc aux aveux et déclareront qu’ils avaient pris place dans ce bateau pour pouvoir quitter le pays. Mais voilà que leur plan tombe à l’eau. Le représentant du ministère public requerra l’application de la loi. A l’issue des délibérations, ils écoperont d’une peine de six mois de prison avec sursis. Par ailleurs, le troisième mis en cause, avait été expulsé d’Espagne. En effet, ce dernier avait réussi à traverser la méditerranée sur une embarcation de fortune comme le font des dizaines d’Algériens, à chaque accalmie du temps. Mais en arrivant en terre espagnole, il fut arrêté par les autorités et renvoyé vers son pays d’origine. Lui aussi contera son histoire au tribunal et expliquera que c’était la «malvie» qui le poussa vers «El harga». Après délibérations, il écopera de la même peine que les deux premiers. Rappelons qu’au courant de la semaine dernière, ce sont une vingtaine de «harraga», interceptés en haute mer par un bateau algérien qui ont été jugés pour les mêmes faits et ont, eux aussi écopé de la même peine.
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