Alger - Revue de Presse

Transport ferroviaire



Une ligne Tlélat-Oujda au programme Le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, a révélé hier, à l’occasion de la tenue du premier séminaire international «sur la sécurité ferroviaire», organisé par la SNTF, que 500 milliards de DA ont été dégagés par les pouvoirs publics pour le développement du rail dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009 de soutien à la relance économique. «Depuis l’indépendance, jamais un investissement de cette ampleur n’a été consenti dans ce secteur», s’est réjoui Mohamed Maghlaoui. De son côté le directeur général de l’Union internationale des Chemins de fer (UIC), le Français Luc Aliadière, s’est dit fier des «investissements massifs» que l’Algérie réserve au développement et à la modernisation du transport par rail dans tout le pays. Il était d’autant plus rassuré que «la question de la sécurité ferroviaire est prise en charge automatiquement dans tous les projets». En effet, pas moins de 70 grands projets sont d’ores et déjà ficelés, dont certains en cours de réalisation ont été budgétisés par la SNTF sur la période 2005-2009. Il s’agit de l’ouverture de nouvelles lignes ferroviaires, de l’électrification des lignes existantes, du dédoublement de voies et la construction de gares. Tous ces projets, qui transformeront l’Algérie en un immense chantier, devront «changer le visage de l’Algérie» d’après le ministre des transports. Mais pas seulement. Les organisateurs de ce séminaire qui a vu la participation de plusieurs experts nationaux et étrangers ont insisté sur l’importance de la notion de sécurité dans la conception des nouvelles infrastructures ferroviaires. Ceci, d’autant plus que les trains continuent à tuer un peu partout sur le territoire national. Concrètement, les 70 projets consistent notamment en l’aménagement ferroviaire de la région algéroise, l’électrification des voies et la modernisation de la ligne Thénia- Tizi Ouzou et la mise en double voie du tronçon Skikda-Ramdane Djamel. Il y a aussi la liaison en LGV (ligne à grande vitesse) Annaba-Skikda- Djendjen-Hassi Messaoud en prévision de la délocalisation de cette dernière ville. L’autre grand projet concerne une liaison Oued Tlélat-Tlemcen qui devrait rejoindre le réseau marocain dans le cadre de la transmaghrébine. L’ouverture d’une ligne Relizane-Tiaret-Tissemsilt sur une distance de 180 Km pour la bagatelle de 28 milliards de DA ainsi que celle devant relier Oran à Bechar en 5 heures sur 680 kilomètres et faisant également partie de ce programme. Il faut préciser que les responsables du secteur ont scindé ce programme d’investissement en deux lots distincts. Il y a d’abord un groupe de lignes s’étalant sur 714 kilomètres et ensuite un deuxième qui s’étire sur 500 kilomètres. Bien que la durée de réalisation de chaque projet dépend de sa longueur et la nature du terrain, le directeur des infrastructures M. Leulmi estime que tous les chantiers devraient être livrés en 2009. Pour ce faire, une vingtaine d’entreprises algériennes et étrangères ont été retenues sur la base d’un cahier des charges arrêté par la SNTF pour la réalisation de ces nombreux projets. L’on citera notamment les plus connues comme Alstom (France), Obermeyer (Allemagne), Astaldi (Italie) et Stadler (Suisse). Concernant les entreprises nationales qui vont surtout assurer les travaux de terrassement et de génie civil, on retiendra particulièrement ENGOA et INFRAFER.
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