Alger - Revue de Presse

Transfert illégal de fonds Le procès BCIA reporté au 27 février



Nouvel épisode dans «l'interminable» feuilleton judiciaire BCIA. Le procès en appel concernant le transfert illégal de fonds, dans lequel sont accusés le PDG de l'ex-Banque commerciale et industrielle d'Algérie (BCIA) et des membres de sa famille, a été reporté au 27 février. Jugée le 20 novembre 2007 en première instance par le tribunal correctionnel d'Oran (Es-Seddikia), l'affaire devait être jugée, hier, par le tribunal d'Oran de second degré (Chambre d'appel près la Cour d'Oran). Pour rappel, une peine de six ans de prison ferme avait été prononcée contre Kharroubi Ahmed, PDG de la BCIA, et ses fils, Mohamed Ali et Badreddine, respectivement directeur régional de la BCIA et responsable d'une compagnie d'assurances privée à l'époque des faits en 2003, et ce, pour « infraction à la législation des changes et des mouvements de capitaux vers l'étranger ». Deux autres membres de la même famille Kharoubi, impliqués dans cette affaire, à savoir sa fille et sa belle-fille, ont écopé pour leur part de 3 ans de prison ferme. Les faits qui remontent à 2003 ont pour trame de fond plusieurs transferts illégaux de capitaux opérés par les trois hommes vers des comptes bancaires ouverts à l'étranger aux noms des deux femmes. Celles-ci avait reconnu lors du premier procès la domiciliation bancaire à l'étranger, en avançant qu'elles le firent à la fois pour les besoins de leur prise en charge médicale et à la demande des autres accusés. L'infraction avait été commise au lendemain du retrait d'agrément de la BCIA, intervenu à la suite de l'affaire des traites avalisées qui causa un préjudice financier de plus de 13,2 milliards de dinars à la Banque extérieure d'Algérie (BEA), rappelle-t-on. D'autre part, le tribunal correctionnel d'Oran a reporté, avant-hier, le procès des deux frères Kharoubi, à savoir Badredinne et Chakib (en détention à la prison d'El-Harrach, à Alger), et des deux frères commerçants N'bia, à savoir Saïd et Mohamed Amine (en liberté provisoire), au 18 février prochain. Les faits qui leur sont reprochés requalifiés par la Chambre d'accusation de crime de détournement de deniers publics en délit de dilapidation de deniers publics, conformément à la loi sur la lutte et la prévention contre la corruption, les quatre personnes devront comparaître le 18 février devant le tribunal correctionnel d'Oran.
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