L’absence de Bouteflika s’explique
La presse algérienne s’est fait l’écho ces derniers jours de l’absence prolongée du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, et de sa disparition de la scène politique nationale, ouvrant ainsi droit à de folles rumeurs rapportées par la rue et relayées par certains médias...
Le plus en vue des quotidiens nationaux s’est même payé le luxe de publier un article sur le mariage du président Bouteflika.
A vrai dire, cette absence du pays du président Bouteflika (plus de quarante-cinq jours) serait vraisemblablement liée au fait que la maladie de sa mère l’a obligé à rester à son chevet.
Si, aujourd’hui, l’absence du président Bouteflika a inquiété plus d’un alors que certains ont même annoncé une rechute due à sa maladie, il n’en demeure pas moins que dans l’histoire post-indépendante de l’Algérie, jamais un chef d’Etat n’a autant pris de jours de congé comme le fait actuellement le président Bouteflika. A décharge pour ce dernier, puisqu’il vient à peine de sortir d’une délicate opération chirurgicale, et cela sans compter les harassantes visites à l’étranger qu’il a effectuées durant ces six dernières années.Le président Bouteflika avait été admis d’urgence, le 26 novembre 2005 à l’hôpital de Aïn Nâadja puis transféré dans la nuit, après l’avis de ses médecins, à l’hôpital du Val-de-Grâce. Le président Bouteflika a eu des troubles digestifs et son séjour de plus d’un mois à l’hôpital militaire de Val-de-Grâce a eu pour effet une guérison complète et rapide. Au cours de ses quelques jours de repos en Belgique, le président Bouteflika, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, avait effectué un petit voyage en terre malaisienne pour suivre de très près le sommet des pays islamiques qui s’est tenu dernièrement à Mynamar, la deuxième ville de Malaisie, où l’on devait discuter de l’agression israélienne.
Son retour à Alger a été différé à plusieurs reprises, mais sa présence dans la capitale devrait coïncider avec un agenda très chargé puisqu’il devrait présider, aujourd’hui, un Conseil des ministres qui sera suivi lundi par un discours au Palais des Nations à l’occasion de la première réunion du Conseil économique et social arabe, un organisme créé au lendemain du sommet arabe qui s’est tenu en 2005 à Alger. Cette rencontre sera axée essentiellement sur l’aide à apporter au Liban. Les ambassadeurs arabes accrédités à Alger ont commencé, hier, leurs travaux en plénière et devront finaliser leurs efforts aujourd’hui.
A la mi-septembre, le président Bouteflika s’envolera à destination de l’Amérique latine où il entreprendra une visite officielle de deux jours au Venezuela (15 et 16) et à Cuba avant de s’envoler pour New York pour prendre part à la session extraordinaire de l’ONU.
Hocine Adryen
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com