Après avoir décidé de suspendre momentanément le mouvement de protestation, les délégués des lycées d'Alger ont demandé, à travers un communiqué rendu public, un face-à-face avec le ministre de l'Education pour chercher ensemble des solutions. Les lycéens des classes terminales continuent d'exercer une pression sur le ministère de l'Education. La décision de suspendre le mouvement de grève, prise mercredi dernier, a été suivie par la rédaction d'un communiqué qui a été remis à l'ensemble des organes de presse hier, et dans lequel ils demandent un face-à-face avec le ministre de l'Education. «Nous vous prions Monsieur le ministre de bien vouloir accepter une rencontre avec six délégués représentant la wilaya d'Alger pour pouvoir faire parvenir nos revendications exactes». Voilà ce que demandent les délégués des lycées d'Alger, au département de Benbouzid. Trois parmi ces délégués, en l'occurrence Aymen du lycée Amara Rachid, Sofiane du lycée d'El-Achour et Ghilès du lycée Ould Kablia de Draria se sont rendus hier, au siège de notre rédaction pour lancer un appel à l'ensemble des lycéens du pays, pour qu'ils reprennent leurs cours à partir d'aujourd'hui. Soucieux de la crédibilité de leur mouvement, ces lycéens représentant des lycées d'Alger ont appelé à l'unification des rangs et de l'action. «On demande à nos camarades des lycées de tout le territoire national de regagner les bancs de leurs établissements, pour prouver aux pouvoirs publics et au ministère de l'Education notre bonne volonté. Mais si le ministre de l'Education refuse de nous recevoir, on reprendra le mouvement de grève le 2 février», ont soutenu les lycéens. Ghilès du lycée de Draria a précisé ne pas vouloir utiliser le mot ultimatum mais délai parce qu'il estime qu'il n'est pas en guerre contre le ministère de l'Education : «Nous ne sommes que des élèves qui veulent faire entendre leur voix pacifiquement», a-t-il indiqué. Aymen a précisé que les lycéens n'ont jamais exigé la démission du ministre de l'Education Boubekeur Benbouzid, mais ils demandent tout simplement l'allègement du programme et plus spécialement la suppression de la Charia islamique. «On n'est pas contre le fait d'étudier la Charia islamique au cours de l'année. Mais on demande qu'elle soit supprimée lors de l'examen, parce qu'elle est très consistante comme matière», a-t-il expliqué. Ghilès propose l'allègement des contenus des matières : «Il faut que le ministre comprenne que les lycéens du niveau de terminale de 2008 et de 2009 sont issus de l'ancien système, et qu'ils ne sont pas préparés pour cette nouvelle réforme», a-t-il mentionné. Les trois délégués se disent prêts à négocier et à étudier toutes les propositions possibles avec le ministre de l'Education. «Nous sommes sûrs de convaincre le ministre avec nos propositions», ont-t-il déclaré. Et d'ajouter : «on demande seulement à nos camarades des autres wilayas de nous faire confiance». Les mesures prises par le ministère de l'Education, portant installation des commissions de wilaya chargées de l'évaluation des programmes n'arrivent pas à convaincre les lycéens. «L'installation de ces commissions ne peut pas régler le problème, sachant que l'état d'avancement des cours n'est pas le même dans tous les lycées», a expliqué Ghilès. «Je me demande comment peuvent-ils établir des sujets de baccalauréat unifiés ? », s'est-il interrogé. En clair, les lycéens veulent du concret, c'est-à-dire, l'établissement au préalable de listes des cours pour toutes les filières et pour l'ensemble des lycées du territoire national.
 «Les lycéens ont été manipulés par leur conscience»
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com