Le parti d'El Islah veut soigner son image en se présentant comme une formation politique dont les turbulences organiques font désormais partie du passé. C'est le message que le nouveau secrétaire général du parti, Akouchi Hamlaoui, a voulu faire passer hier lors de son intervention devant les membres du madjliss echoura.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - L'orateur a axé l'essentiel de son discours sur les questions politiques nationales et internationales en indiquant que les réformes souhaitées par le président de la République au lendemain de son discours à la nation ont été vidées de leur substance par l'Assemblée nationale. Le SG d'El Islah a pointé un doigt accusateur sur la commission juridique de l'Assemblée nationale, qui, selon lui, a «vidé ses réformes de leur véritable contenue». Il dira aussi que des parties «s'opposent aux réformes et qu'aujourd'hui nous sommes à la croisée des chemins et par voie de conséquence si on laisse passer cette chance, il sera très difficile pour notre pays d'éviter le chaos». A ce propos, le conférencier a officiellement apporté le soutien de son parti à Ennahda, en Tunisie, victorieux lors des dernières élections législatives, tout en souhaitant la même victoire lors des prochaines élections générales en Egypte et en Libye». Enfin, Akouchi Hamlaoui a lancé un appel aux militants «pour déjouer toute tentative de sabotage et de casse dont ferait l'objet notre parti». Pour rappel, le parti d'El Islah avait occupé il y a quelques jours les devants de la scène politique nationale suite à un épineux problème organique. Il s'agit de la «bataille rangée» qui a opposé le clan de Miloud Kadri à celui dirigé par le duo Hamlaoui-Djahid Younsi. Ainsi, moins de 24 heures après que la bande à Miloud Kadri et Mohamed Boulahia eut pris d'assaut et squatté le siège du parti, le clan adverse, animé par le secrétaire général Hamlaoui Akkouchi et Mohamed Djahid Younsi, est parvenu à redevenir maître des lieux après de violents affrontements qui l'ont opposé au groupe de Kadri. Il faut dire qu'El Islah est habitué à de pareils remous. En 2004 déjà, Abdallah Djaballah, fondateur du parti, fut lui-même délogé et exclu de ce même siège de la discorde.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com