Le couple britannique secouru au large deHadjrat Ennouss, à environ 20 miles des côtes algériennes serait sur le pointde reprendre la mer. A titre de rappel, au cours de la journée du 23 février,les garde-côtes algériens reçurent un appel de détresse émanant d'un voiliersur lequel se trouvaient 5 personnes (4 britanniques et une espagnole).Aussitôt, une unité de la marine nationale accompagnée du remorqueur de l'entrepriseportuaire de Ténès mirent le cap sur le lieu d'où était émis le signal d'appel.Arrivés sur les lieux, et après une brève visite de l'embarcation, les élémentsdes garde-côtes décidèrent de remorquer le voilier vers le port de Ténès. Eneffet, la panne au niveau du gouvernail faisait dériver dangereusement levoilier. Ainsi, durant huit longues heures dans une mer déchaînée, le voiliersur lequel se trouvait outre le couple Harold (63 et 58 ans), leur filleRébéka, son amie (une espagnole) et enfin un compagnon de la famille accostaitau port de Ténès. Il faut mentionner que l'itinéraire du voilier ne prévoyaitpas une escale en Algérie, mais en Tunisie, lorsqu'il fut contraint de demanderaide et assistance. Parailleurs, croyant réparer rapidement son embarcation au port de Ténès, MrHarold Anthony, un ancien officier de la marine de sa Majesté la Reine, dutprendre son mal en patience, devant les formalités administrativesprincipalement les assurances qui semblaient ne plus aboutir. Résigné, lecouple Harold décida de renvoyer ses coéquipiers (sa fille Rébéka, son amie etleur compagnon) vers l'Espagne, et sollicita l'aide d'un charpentier local pourla réparation de son plaisancier. Lors de notre entretien avec Mr Harold ANthony, ce dernier tient àremercier par l'intermédiaire de notre journal les habitants de Ténès pour leuraccueil et leur hospitalité, tout en soulignant que les mets qui lui étaientofferts particulièrement le couscous et la chorba étaient très appétissants.Toutefois, s'agissant des frais de remorquage, Mr Harold les trouveexcessivement élevés car, l'entreprise portuaire de Ténès aurait facturé MrHarold pour cette opération de remorquage et d'assistance, 18 000 dollars(l'équivalent de 68 millions de centimes de notre monnaie). Mr Harold nousdira, à ce sujet, «certes, la vie n'a pas de prix, mais une juste redevanceaurait été la bienvenue». Quant à son «séjour forcé» à Ténès, il nous dira «garder de bonsouvenirs malgré une attente particulièrement très longue et une sécurité troprapprochée». Toutefois, le départ du couple pourrait prendre encore du tempsdans la mesure où, les autorités algériennes n'ont pas encore délivré un visade transit pour sa fille Rébéka, actuellement en Angleterre car, nous dira-t-il,«la présence de ma fille sur le voilier est indispensable, car les nombreusesmanoeuvres opérées à bord du voilier nécessitent une tierce personne».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Otsmane
Source : www.lequotidien-oran.com