« Notre missionet l'exercice de notre fonction sont devenus difficiles, eu égard à lasituation qui prévaut actuellement », ont déclaré, hier, les pharmaciensd'officines, réunis à l'Université des sciences islamiques Emir Abdelkader, àl'occasion d'une conférence-débat sur « les substances psychotropes et lalégislation ». Les pharmaciensd'officines déplorent particulièrement cette étiquette de «vendeurs depsychotropes» et tout ce qu'elle charrie comme connotations négatives qu'unemajeure partie de la population leur colle désormais. Prenant des exemples précis où, beaucoup desleurs ont eu à pâtir de situations dont ils n'ont aucune maîtrise, lespharmaciens estiment qu'il est temps de prendre conscience de la législation envigueur, notamment la loi 04-18 promulguée le 25 décembre 2004, relative à laprévention et la répression de l'usage et du trafic illicite de stupéfiants etde substances psychotropes. Et de mettre en exergue l'article 16 de cette loi, quicondamne de 5 à 15 ans de prison assortie d'une amende de 500 000 dinars à unmillion de dinars, tout pharmacien qui délivre des médicaments psychotropes surprésentation d'une fausse ordonnance. La question qui restait donc posée pourles présents était celle de savoir comment reconnaître une vraie ordonnanced'une fausse. En ce sens, un pharmacien soulèvera la question des jeunesmédecins qui délivrent sans raison valable des ordonnances sur lesquelles sontprescrits des psychotropes. « Il est injuste d'incriminer dans ce cas lepharmacien » dira un des présents. Autre question de débat sera celle de laparticipation du pharmacien d'officine dans la mise en oeuvre de la politiquedu médicament et la prise en compte par le ministère de son avis, particulièrementsur le chapitre de l'importation de médicaments. M. Lazreg, un magistrat invitéà cette conférence-débat, parlera de différents articles de la loi 04-18. Ilévoquera l'usage illicite des psychotropes comme un phénomène dangereux pour lasociété et à ce propos, abordant le dispositif législatif introduit récemmenten Algérie. Ce dispositif permet, selon l'orateur, au juge des mineurs ou aujuge d'instruction de placer les consommateurs n'ayant pas atteint l'âge adultedans des centres de désintoxication. M. Lazreg dira, également, que ladétention des psychotropes pour une consommation est un délit qui est passibled'une peine de 2 mois à 2 ans de prison assortie d'une amende allant de 5 000 à50 000 dinars.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : S Benabdelkader
Source : www.lequotidien-oran.com