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Le président de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), M'hammed Toufik Bessaà?, a été limogé hier. Mohamed Ahmed Nacer, professeur d'informatique à l'Université des sciences et technologies Houari Boumediène (USTHB) de Bab Ezzouar et membre du Conseil de l'ARPT, est désormais le nouveau président de cette autorité.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le communiqué de presse annonçant l'installation du nouveau président du Conseil de l'ARPT Mohamed Ahmed Nacer a précisé que le président partant (M'hammed Toufik Bessaà?, Ndlr), avait exprimé le souhait de rejoindre à nouveau le monde universitaire afin de se consacrer à l'enseignement du droit de régulation après la longue expérience acquise sur le terrain.Mais le contexte marqué par l'organisation d'une session extraordinaire du bac à cause de la fraude entachant l'examen cette année et la tentative du gouvernement de verrouiller l'accès aux réseaux sociaux, suggère une piste d'explication.En effet, le passage de M'hammed Toufik Bessaà? à la tête d'ARPT n'a pas fait de vagues. Le désormais ancien président de l'ARPT a été inaudible.La ministre du secteur Imane-Houda Feraoun a complètement effacé cette autorité autonome. Il n'y a que sa voix qui porte sur les grands dossiers impliquant le régulateur comme l'internet mobile ou la certification électronique. On ne connaît aucune position ou déclaration publique de Bessaà? qui aurait gêné le gouvernement et à comparer avec la tonitruante Zohra Derdouri, il a été plutôt transparent.Or, la fuite des mesures prises pour encadrer le déroulement de la session extraordinaire du bac discutées dans une réunion tenue au siège de l'ARPT suite à la fuite des sujets de l'examen donnant lieu à une fraude massive qui a été amplifiée par les réseaux sociaux touchant le maximum de candidats, ont mis le gouvernement dans l'embarras. Ni la ministre de l'Education nationale ni la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication n'avaient assumé publiquement ce verrouillage.Le gouvernement qui s'est rendu compte dès le premier jour du bac que son dispositif verrouillant l'accès aux réseaux sociaux était impossible à mettre en place, a fait machine arrière après des perturbations d'internet qui ont duré moins de 24 heures. Et la ministre Feraoun s'était vu obligée de justifier, dans un entretien accordé à l'agence officielle APS, les restrictions de connexion imposées à tous les Algériens pendant la première journée du bac.
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