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Slim Othmani, patron de la NCA Rouiba



Slim Othmani, patron de la NCA Rouiba
Le programme public d'introduction en bourse est voué à l'échec si on ne passe pas par une étape où l'on introduit du management privé avec un début de privatisation des entreprises publiques sujettes à des difficultés.Younès Djama - Alger (Le Soir) - C'est la conviction profonde du patron de la NCA Rouiba, entreprise cotée à la Bourse d'Alger, Slim Othmani, invité, hier, de l'émission «L'Invité du direct» de Radio M.L'occasion pour lui d'appeler à la relance des privatisations avec un grand appel aux IDE (investissements directs étrangers) car, dit-il, «il y a des entreprises publiques qui sont dans un mauvais état mais qui pourraient avoir un excellent potentiel si elles sont entre les mains d'acteurs privés qui ont du savoir-faire et de la maîtrise», des acteurs qui peuvent être aussi bien algériens qu'étrangers.Aussi, l'Etat pourrait envisager d'introduire 30 ou 35% des actifs en bourse. A la condition «de laisser le temps à l'entreprise de reprendre son souffle, c'est-à-dire produire de l'Ebitda (l'excédent brut d'exploitation)».Prenant l'exemple de l'opérateur de téléphonie public, Mobilis, éligible à l'introduction en bourse au même titre que sept autres entreprises publiques, il suggère que l'Etat ouvre jusqu'à 80% du capital aussi bien aux acheteurs internationaux que nationaux, ce qui aura comme résultat d'attirer les acheteurs potentiels.En revanche, mettre juste 20% du capital en bourse ne risque pas de faire venir les acheteurs, prévient-il. Il appelle à se débarrasser des «tabous» du genre «c'est la souveraineté nationale».«Est-ce que le peuple va manger de la souveraineté dans quelque temps ' La souveraineté on va l'acquérir quand on se mettra au travail. On a besoin de plus d'autonomie», martèle le président du directoire de la NCA Rouiba. Le chef d'entreprise plaide également pour que la règle d'investissement 51/49%, à laquelle l'Etat tient «corps et âme», soit appliquée à la Bourse. Il explique que l'opération d'introduction en bourse d'Aà'n Kébira aurait pu réussir si on avait appliqué simplement cette règle, en laissant une partie du capital de la cimenterie achetée par des acteurs non résidents qui peuvent avoir des postes dans le conseil d'administration et disposer du management de l'entreprise. «Il n'est écrit nulle part que la règle 51/49% n'est pas applicable à la Bourse. Pourquoi ne l'applique-t-on pas '», s'interroge Slim Othmani qui estime qu'il y a un réel «problème de confiance» entre le gouvernement et le peuple.Ce problème de confiance se traduit aujourd'hui à travers la Bourse. «L'épargnant vit un problème de confiance qui s'est aggravé ces dernières semaines.Aujourd'hui, la solution la plus rationnelle pour un détenteur d'un matelas d'argent, c'est d'aller le changer sur le marché parallèle. Ce n'est pas d'aller le mettre ni dans l'emprunt national ni dans les titres de la cimenterie d'Aà'n El Kébira», relève Othmani.
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