Alger - Revue de Presse

Table ronde sur la révision constitutionnelle



La parole aux spécialistesLe Centre de presse d’El Moudjahid organise, aujourd’hui, une table ronde qui sera consacrée à la révision constitutionnelle. Un panel de spécialistes du droit, de magistrats, d’avocats, et de représentants du mouvement associatif, animera cette première rencontre «sérieuse» à une période où la nécessité de la révision de la Constitution vient d’être exprimée par le chef de l’Etat, suivie de l’annonce officielle de la tenue d’un référendum dès la fin de l’année. Selon les organisateurs de ce forum, les participants à cette table ronde ne manqueront pas de s’exprimer sur l’opportunité d’une telle révision, les changements attendus et leurs conséquences sur le fonctionnement des institutions. Ces spécialistes devraient aborder la problématique de la nécessité d’amender ou non la constitution et ce qu’il faut exactement changer dans la loi fondamentale. A noter que ce débat intervient après les positions exprimées par la majorité des partis politiques. Outre la position prévisible des partis de l’Alliance présidentielle, le gros des partis islamistes, le parti de Louisa Hanoune et le FNA de Touati soutiennent, d’ores et déjà, la révision de la constitution. Et, depuis la fin de la semaine dernière, les représentants de la société civile expriment leurs positions par rapport à ce débat. Des positions qui ne sont pas, pour l’instant, en contradiction avec ce qu’a dit le président de la République dans une interview accordée à l’hebdomadaire londonien El Arab El-Ousboui. En effet, le président de la République a affirmé, dans cet entretien publié hier, que l’amendement de la Constitution jettera les bases d’un système politique aux contours clairs, avec une définition plus précise des prérogatives et responsabilités, à la faveur du respect du principe de la séparation des pouvoirs, et en mettant un terme aux interférences des prérogatives des institutions, ainsi qu’à la confusion entre le système parlementaire et le système présidentiel. «La crise qu’a endurée l’Algérie était une crise de système», a indiqué le chef de l’Etat, estimant que l’Etat de l’après indépendance «avait perdu de sa vigueur, alors que la situation financière du pays s’était détériorée à partir du milieu des années 1980, la société algérienne, quant à elle, avait connu de profondes mutations, cependant les autorités publiques n’avaient pas œuvré à son adaptation nécessaire».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)