Un nouveau statut particulier pour les policiers
Le Conseil du gouvernement va incessamment examiner un nouveau projet de loi portant statut particulier de la Sûreté nationale.
Les responsables de la sécurité en Algérie qui envisagent d’augmenter de 50% le nombre de leurs éléments de la sûreté nationale et de la Gendarmerie, à l’horizon 2009, veulent ainsi s’inscrire dans un plan ambitieux visant à doter la police nationale d’outils performants et modernes, comme c’est le cas dans de nombreux pays développés. Le nombre des éléments de la sûreté nationale qui est actuellement de 108.000 sera porté à 200.000 pour encadrer les dizaines de préfectures et de commissariats de police qui seront créés par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales dans les zones qui connaissent une couverture sécuritaire faible. Selon la cartographie de la répartition des forces de police actuellement, il ressort que l’Algérie dispose d’un policier pour 392 personnes et la capitale d’un policier pour 226 citoyens. En plus de la mue qu’est en train d’opérer la police dans l’après terrorisme, le Directeur Général, M. Ali Tounsi, a imposé de nouveaux critères de sélection qui s’appuient sur un recrutement sélectif, une formation stricte, un barème de sanction impitoyable.
La sûreté nationale a entrepris- ces derniers temps un redé- ploiement sur le terrain avec la création de brigades mobiles de police judiciaire (BMPJ) pour d’autres missions telles que le crime organisé, la lutte contre les réseaux de drogue et les trafiquants de voitures. La DGSN continue son programme de redéploiement sur le terrain en ouvrant des centres de sûreté urbaine dans les villes qui en sont dépourvues. A l’heure actuelle, la police couvre 255 daïras sur les 555 existantes. Un déficit qui s’explique en grande partie par la dispersion des populations, l’absence de moyens de télécommunications et le dédoublement gendarmerie nationale-police qui donnent au maillage sécuritaire un dispositif particulier. Un autre déficit que compte combler la DGSN en augmentant ses effectifs à 120.000 policiers, d’ici une année (soit 10.000 policiers recrutés) dans un plan qui aurait reçu l’aval de l’ancien gouvernement (Ouyahia). La sûreté nationale, qui a signé dernièrement des protocoles d’accord et de coopération avec les polices italienne, française, espagnole, turque, égyptienne, de Malaisie et même celle japonaise pour la formation des cadres de la police algérienne, a su renouveler ses effectifs en nombre et en qualité.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com