Données - Les disponibilités alimentaires étaient de l'ordre de 1 731kilocalories/habitant/jour au lendemain de l'indépendance, soit en dessous du seuil de la famine fixé par l'OMS et la FAO à 2 100 kilocalories.
Le v'u formulé récemment par le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Réda Hamiani, concernant la suppression de la subvention de l'Etat aux produits de large consommation, notamment le lait, ne sera pas exaucé.
Du moins pour le moment. C'est ce qui ressort de la déclaration faite par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, lors d'une rencontre avec les opérateurs économiques, en marge du Salon international de l'élevage, du machinisme et de l'agroalimentaire (SIPSA- agrofood), ouvert, hier, au Palais des Expositions de la Safex, à Alger.
Ainsi, l'argumentaire économique, fort intéressant, présenté par certains milieux selon lequel la subvention profiterait essentiellement à la contrebande et à certains réseaux de trafiquants n'a pas eu l'écho escompté. Ce qui est somme toute logique si l'on retient le fait qu'au-delà de l'approche économique qu'on peut y prêter, cette démarche reste un choix politique que l'Algérie a adopté au lendemain de son indépendance. «Les produits de base, comme le lait et le pain, sont avant tout un choix politique qu'a fait l'Algérie au lendemain de son indépendance pour lutter contre la faim», a souligné le ministre. Ce dernier précise que les disponibilités alimentaires étaient de l'ordre de 1 731 kilocalories/habitant/jour au lendemain de l'indépendance, soit en dessous du seuil de la famine limité par l'OMS et la FAO à 2 100 kilocalories.
«Aujourd'hui, l'Algérie a dépassé ce seuil en se mettant à 3 193 kcal/habitant/jour», a-t-il rappelé. Dès lors, il soumettra sa vision de la question en précisant qu'«aujourd'hui, on repose la question autrement : supprimer ou cibler la subvention. Ce sont des sujets qui doivent être maîtrisés et évoluer dans le bon sens». Pour Ben Aïssa, ce débat n'est pas idéologique, mais «Il s'agit d'un problème d'organisation et de création, d'abord, de filières durables.»
Une position qui semble réjouir nombre de pères et de mères de famille rencontrés à travers les différents stands et auxquels nous avons posé la question. «Envisager d'aligner les prix de tous les produits suivant les règles strictes de l'offre et de la demande est irresponsable. Nous sommes déjà privés de beaucoup de produits tels que certains fruits. Qu'ils laissent certaines catégories de la société avoir accès à certains produits, notamment ceux de première nécessité, comme le lait et le pain», nous dira une mère de famille rencontrée sur place.
Son mari ajoutera : «Pourquoi ce sont toujours aux citoyens qu'on demande de faire des efforts ' Que les services de lutte contre la contrebande et la fraude fassent leur travail en mettant ces contrebandiers là où ils doivent être, en prison.» Simple mais plein de bon sens.
- Pas moins de 380 exposants, dont 215 internationaux, entre experts, représentants de sociétés spécialisées, professionnels du secteur agricole issus de 20 pays, sont présents à cette édition. Il exercent dans des filières aussi diverses que l'élevage, l'aviculture, la production laitière, l'aquaculture, la production des viandes, en plus de la production des matériels agricoles. En cette journée de week-end, de nombreux visiteurs étaient présents dès l'ouverture. Pas moins de 18 000 au total sont attendus durant ces quatre jours, selon le président du Salon, Amine Bensemmane.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lyes Sadoun
Source : www.infosoir.com