Alger - Revue de Presse

Statut particulier des fonctionnaires de l'Education Levée de boucliers des syndicats



Douze syndicats membres de la coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique (Education nationale, l'Enseignement supérieur, la Santé et les fonctionnaires de l'Administration publique) débrayeront le 15 janvier prochain, pour protester contre l'érosion du pouvoir d'achat ainsi que l'inflation qui rend insignifiantes les dernières augmentations des salaires. Lors d'une conférence de presse tenue hier, Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat autonome des professeurs d'enseignement secondaire et technique (SNAPEST) et coordinateur des syndicats autonomes de la fonction publique, a qualifié l'avant-projet du statut particulier des fonctionnaires de l'Education nationale de « coquille vide ». Le projet, dont ont été destinataires les syndicats de l'Education, « ne répond pas aux aspirations des enseignants », selon Meziane. Pis encore, le projet du statut en question élaboré par la tutelle, « nous enlève la possibilité de faire pression sur l'administration en usant par exemple de la rétention des notes ou encore le fait de donner à l'administration les moyens juridiques pour disposer de l'affectation des enseignants sans que ces derniers n'aient une quelconque possibilité de contester ces décisions». Le rôle des commissions paritaires, indique le conférencier, est réduit à sa plus simple expression. « Dans le projet de statut particulier, les commissions paritaires n'auront pas de rôle à jouer, ce qui est assimilé à une atteinte à un droit fondamental», a-t-il souligné. Meziane Mériane est revenu ensuite sur les propositions faites à la tutelle par le Snapest en juin dernier, mais qui « n'ont pas été prises en considération lors de la rédaction de cet avant-projet». Il évoquera dans ce même ordre d'idée, la lettre adressée par les douze syndicats autonomes de la fonction publique au président de la République, mais «qui ne lui est jamais parvenue». La coordination nationale, à partir d'aujou-rd'hui jeudi, indique: «rendra publique» la lettre ouverte au Président Bouteflika qui lui fait part des préoccupations des salariés de la fonction publique». Mériane protestera, en outre, contre la mise sur la touche des syndicats autonomes en indiquant que «la reconnaissance officielle n'est pas une fin en soi». Cette grève d'une journée pourrait, selon le conférencier, «s'étaler sur plusieurs jours si les pouvoirs publics continuent à nous ignorer et ignorer nos revendications », a averti Meziane Meriane. Une réunion des membres de la coordination est prévue pour le 06 janvier à l'école Aïssat Idir, à Alger où il sera question de rédiger le préavis de grève et de la lettre de motivation de cette action. Le Syndicat national des travailleurs de l'Education (SNTE) a lui aussi critiqué l'avant-projet du statut particulier des travailleurs de l'Education. Le secrétaire général du conseil national du SNTE M. Boudjenah Abdelkrim a indiqué hier, à l'ouverture des travaux de la session ordinaire du conseil, que l'avant-projet du statut particulier des travailleurs du secteur «renferme de nombreuses contradictions qui créeront de sérieux problèmes entre les travailleurs du secteur». M. Boudjenah a indiqué que les propositions présentées par son syndicat «n'ont pas été prises en considération». Il a appelé à «se rassembler dans un cadre syndical unifié» pour faire face à cette «négligence». M. Boudjenah a appelé, dans ce contexte, les travailleurs du secteur à participer à «la journée de protestation» prévue le 15 du mois en cours. Concernant les augmentations dont bénéficieront les travailleurs de l'Education, M. Boudjenah a affirmé qu'»il est difficile de se prononcer maintenant» d'autant que le régime des indemnités est toujours en cours d'élaboration. Parmi les principales revendications du syndicat figure la révision de la nouvelle grille des salaires, car «elle n'a pas traité certains problèmes contenus dans la précédente» telle la préférence des diplômés de certaines écoles supérieures au détriment d'autres écoles et instituts. Le SG du syndicat a estimé que le point relatif aux sanctions du premier et deuxième degrés infligées aux enseignants allant jusqu'à la dégradation en cas d'absence des conseils, est «très sévère», appelant à son changement. Le syndicat considère, en matière de discipline, que l'interdiction de punir physiquement les élèves, pénalise les enseignants, alors que «l'interdiction de la violence doit être générale au sein de l'établissement éducatif». Le point relatif à l'augmentation du point indiciaire de «l'enseignant coordinateur» du moyen et du secondaire constitue l'autre revendication du syndicat.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)