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«SINISTRE» DE L'ÉCOLE ÉVOQUÉ PAR GHLAMALLAH



«SINISTRE» DE L'ÉCOLE ÉVOQUÉ PAR GHLAMALLAH
La ministre de l'Education nationale n'a pas jugé utile de s'étaler sur la dernière sortie de Ghlamallah, qui, selon lui, «depuis l'assassinat de Mohamed Boudiaf, l'école est sinistrée et n'a pas encore retrouvé son chemin».Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - S'exprimant, jeudi, en marge d'une séance de questions orales au Conseil de la nation, Nouria Benghabrit a préféré répondre «autrement» à l'ex-ministre des Affaires religieuses et des Waqfs et actuel président du Haut-Conseil islamique (HCI). «Ce n'est pas la première fois», affirmait-elle en réponse à une question sur le sinistre de l'école évoqué, mardi dernier, par Ghlamallah dans un forum médiatique, comme pour signifier que ce «disque» est rayé et que ce serait «défoncer une porte ouverte» que de le renouveler. Sauf que le «sinistre» de l'école pour l'ex-ministre des Affaires religieuses est «l'exact contraire» de celui évoqué par feu Boudiaf et dont l'actuelle ministre de l'Education nationale s'attelle à remédier avec le soutien, sans cesse renouvelé, de la direction du RND, parti dont Ghlamallah est cadre des plus en vue.Pour Benghabrit, «ce qui doit être fait, c'est une analyse globale et profonde du système», une démarche qui, selon elle, «doit prendre en compte les résultats au niveau des établissements et pas au niveau des wilayas comme cela se faisait auparavant, les comparer avec ceux des années précédentes et faire le constat si les choses s'améliorent. C'est ce qui est important». Et de récuser les allégations concernant le recul du niveau d'enseignement en Algérie, faisant part, à ce sujet, d'une analyse globale des résultats obtenus au niveau des établissements scolaires, en comparant leur évolution chaque année dans chaque établissement pour savoir s'il y a progrès ou recul» et d'une conférence nationale pour améliorer le travail et la performance des inspecteurs de l'éducation qui se tiendra à Biskra, au mois de février prochain.Il faut rappeler que le président du Haut-Conseil islamique a, lors d'une conférence animée mardi dernier au forum du quotidien Ecchaâb, estimé que «ceux qui ont tué le Président Boudiaf, c'est ceux-là mêmes qui lui ont fait dire que l'école nationale était sinistrée», estimant que «depuis l'assassinat de Boudiaf, l'école est sinistrée et n'a pas encore retrouvé son chemin». Et à Ghlamallah de s'expliquer, soutenant que «l'école fondamentale commençait à porter ses fruits et il n'y a qu'à voir ceux qui ont passé le bac 2008 et 2009, s'il y en a un qui a échoué qu'on me le ramène. Et au moment où l'école était réellement nationale et contribuait à la construction nationale, ceux qui ont ramené le Président Boudiaf lui ont fait dire que l'école était sinistrée, moins d'une semaine après, ils l'ont tué».Sur un tout autre chapitre, celui de la problématique de la fermeture des établissements scolaires au niveau de nombre de wilayas du pays du fait des intempéries de ces jours-ci, la ministre de l'Education nationale a évoqué un programme de rattrapage de ces cours non dispensés, qui, selon elle, «ne représente aucun problème pour le secteur». Pour elle, «il a été convenu lors de la rencontre avec l'instance d'inspection de l'élaboration d'un programme permettant de mettre l'accent, au cours du deuxième trimestre, sur l'accompagnement des enseignants pour le rattrapage des cours non dispensés», mettant l'accent sur le fait que ce retard accusé «diffère d'une wilaya à une autre et d'un établissement à un autre», et estimant que «les enseignants sauront comment rattraper les cours non dispensés».Au sujet des rencontres bilatérales qu'elle a engagées mardi dernier avec les partenaires sociaux du secteur, Benghabrit a justifié l'ordre des syndicats à recevoir obéit au critère de l'ancienneté, elle qui a reçu en premier la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE) affiliée à l'Union nationale des travailleurs algériens (UGTA).
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