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Silvia Francescon, Chef du bureau de Rome, des Relations extérieures du CE : " L'Europe ne comprend pas l'importance de l'Algérie pour sa sécurité et sa stabilité économique "



"L'Europe qui agit à deux vitesses vis-à- vis de pays tiers, et notamment de ceux d'Afrique du nord, ne comprend pas l'importance de l'Algérie pour sa sécurité et sa stabilité économique", a déclaré Silvia Francescon, Chef du bureau de Rome, des Relations extérieures du Conseil de l'Europe, lors d'un débat sur le projet de politique européenne de voisinage (PEV) rénovée qui a reçu l'intérêt d'Alger. La responsable européenne a tenu à faire remarquer que "depuis plusieurs mois, les débats en Europe sur la situation dans la région de la Méditerranée du sud sont focalisés, beaucoup plus sur la Tunisie, la Libye, l'Egypte et la Syrie, et occultant bien l'Algérie qui est sans conteste, un acteur-clé dans cette région". Est-il important de rappeler que le bureau de Rome a bel et bien présenté, à la mi-décembre dernier, un rapport sur la situation politique, économique et sociale de l'Algérie en prévision de la conclusion d'un partenariat stratégique entre l'Algérie et l'Union européenne. Mais, comme l'a si bien relevé l'ambassadeur d'Algérie en Italie, M. Rachid Marif, durant le débat, ce rapport qui a été confié à un consultant privé abordait la situation politique algérienne d'une "manière qui manque d'objectivité car ses rédacteurs n'avaient pas recueilli les avis, à ce sujet, des différents acteurs notamment politiques, sociaux et syndicaux, se contentant d'écrits de presse et d'opinions d'Algériens coupés des réalités nationales". L'ambassadeur d'Algérie en Italie a tenu à rappeler que "le multipartisme en Algérie remontait au début des années 1990, permettant la tenue d'élections nationales et locales régulières multipartistes, donnant lieu à des assemblées élues de différentes sensibilités, à la consécration de libertés collectives et individuelles, à la liberté d'expression, de réunions et de manifestations publiques". Faisant une mise au point aux rédacteurs du rapport sur le chapitre consacré à la situation des droits de l'homme, le rôle de la femme et des ONG en Algérie, il a expliqué que "les droits de l'homme sont en nette amélioration dans le pays, relevant qu'en Algérie il n'y a pas de prisonniers politiques. La femme algérienne est présente partout, dans les institutions de l'Etat, dans le Parlement, au gouvernement, dans l'armée et la police, et la loi sur les partis politiques revue lui octroie encore plus de droits politiques, qui aboutiront à la parité", a-t-il souligné. Et à propos des ONG, il a rappelé qu'il existe en Algérie des dizaines de milliers d'associations qui activent librement dans la cadre de la loi, relevant que les ONG à l'image de ce qui se passe dans le monde, s'interdisent de porter atteinte aux intérêts supérieurs du pays, conformément à la loi. Revenant sur la politique européenne de voisinage (PEV) rénovée, voulue par l'Algérie, M. Marif a réitéré l'intérêt des plus hautes autorités du pays pour ce projet, affirmant que "si l'Europe a besoin de l'Algérie, l'Algérie a également besoin de l'Europe, dans le cadre d'un partenariat mutuellement bénéfique". Enfin, évoquant les prochaines élections législatives, M. Marif a précisé que celles-ci " seront supervisées aussi bien par les partis participants et les observateurs internationaux, mais aussi par une Commission nationale indépendante prévue par la loi électorale révisée".
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