
L'université risque de connaître de grandes perturbations dans les prochains jours. Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) vient d'afficher clairement la couleur en brandissant la menace de grève. «La grève sera dure cette fois-ci», nous a indiqué le coordinateur national du Cnes sans donner plus de précisions ni sur la date , ni sur les modalités de cette action de protestation puisque ces décisions seront prises lors de la réunion extraordinaire du bureau exécutif national dans les tout prochains jours . Selon Abdemalek Rahmani, contacté hier, «ça va très mal dans de nombreuses universités, comme c'est le cas à Sétif, Batna, Msila, Alger II et Alger III». Le Cnes a déjà manifesté sa colère ces derniers jours et a même brandi la menace d'initier une grève cyclique de trois jours à partir du début du mois de février prochain. Mais c'est ce qui vient de se passer à l'université Alger III (Dely Ibrahim) qui va précipiter les choses et les radicaliser. En effet, selon notre interlocuteur, «un enseignant dans cette université a été tabassé il y a trois jours de cela par un groupe d'enseignants qui agit sous le couvert d'un collectif d'enseignants, mais qui, en fait, servent les intérêts de certains clans. Ce qui s'est passé est très grave, ce d'autant que l'enseignant agressé, qui est un membre du Cnes, dispose d'un certificat d'arrêt de travail de 15 jours». Apparemment très affecté par cet incident, Abdemalek Rahmani dira que «nous allons réagir fortement à cette grave provocation et nous estimons que la tutelle doit prendre ses responsabilités face à cette situation». Après la tenue de la réunion de son bureau national, le Cnes compte organiser une conférence de presse pour prendre à témoin l'opinion publique sur cette dégradation de la situation à l'université. Il semble que cet incident est dû, selon le coordinateur national du Cnes, au fait que l'enseignant a refusé les ingérences de l'administration dans les aspects pédagogiques. «Le Cnes s'est opposé à l'administration qui veut s' immiscer dans les affaires pédagogiques et notamment dans les délibérations», dira Rahmani ajoutant que l'enseignant victime de cette agression a refusé de changer les notes et il a été soutenu par le recteur de cette l'université. Ce dernier, pour rappel, a démissionné récemment de son poste à cause sans doute aucun de cette affaire d'ingérence de l'administration et cela est significatif de l'état de délabrement dans lequel se trouve l'université. «Cette agression ouvre la porte à tous les dérapages», a affirmé Rahmani avant d'ajouter que «l'on ne change pas les notes sur de simples injonctions pour faire plaisir au fils ou à la fille de quiconque et ce quelque soit son rang. On est à l'université et non dans un souk el fellah». Rahmani a accusé «certains clans mafieux» qui ont pris en otage l'université d'Alger. Cette affaire d'agression n'est pas la seule question qui a fait monter le Cnes au créneau puisque, dira le premier responsable du syndicat, «il y a une accumulation de problèmes». A ce titre, il a cité l'épineuse question du logement qui est gérée de manière opaque. «Le Cnes demande officiellement l'ouverture d'une enquête sur la distribution il y a quelques années de 250 logements à Alger. C'est un dossier explosif».
L'université risque de connaître de grandes perturbations dans les prochains jours. Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) vient d'afficher clairement la couleur en brandissant la menace de grève. «La grève sera dure cette fois-ci», nous a indiqué le coordinateur national du Cnes sans donner plus de précisions ni sur la date , ni sur les modalités de cette action de protestation puisque ces décisions seront prises lors de la réunion extraordinaire du bureau exécutif national dans les tout prochains jours . Selon Abdemalek Rahmani, contacté hier, «ça va très mal dans de nombreuses universités, comme c'est le cas à Sétif, Batna, Msila, Alger II et Alger III». Le Cnes a déjà manifesté sa colère ces derniers jours et a même brandi la menace d'initier une grève cyclique de trois jours à partir du début du mois de février prochain. Mais c'est ce qui vient de se passer à l'université Alger III (Dely Ibrahim) qui va précipiter les choses et les radicaliser. En effet, selon notre interlocuteur, «un enseignant dans cette université a été tabassé il y a trois jours de cela par un groupe d'enseignants qui agit sous le couvert d'un collectif d'enseignants, mais qui, en fait, servent les intérêts de certains clans. Ce qui s'est passé est très grave, ce d'autant que l'enseignant agressé, qui est un membre du Cnes, dispose d'un certificat d'arrêt de travail de 15 jours». Apparemment très affecté par cet incident, Abdemalek Rahmani dira que «nous allons réagir fortement à cette grave provocation et nous estimons que la tutelle doit prendre ses responsabilités face à cette situation». Après la tenue de la réunion de son bureau national, le Cnes compte organiser une conférence de presse pour prendre à témoin l'opinion publique sur cette dégradation de la situation à l'université. Il semble que cet incident est dû, selon le coordinateur national du Cnes, au fait que l'enseignant a refusé les ingérences de l'administration dans les aspects pédagogiques. «Le Cnes s'est opposé à l'administration qui veut s' immiscer dans les affaires pédagogiques et notamment dans les délibérations», dira Rahmani ajoutant que l'enseignant victime de cette agression a refusé de changer les notes et il a été soutenu par le recteur de cette l'université. Ce dernier, pour rappel, a démissionné récemment de son poste à cause sans doute aucun de cette affaire d'ingérence de l'administration et cela est significatif de l'état de délabrement dans lequel se trouve l'université. «Cette agression ouvre la porte à tous les dérapages», a affirmé Rahmani avant d'ajouter que «l'on ne change pas les notes sur de simples injonctions pour faire plaisir au fils ou à la fille de quiconque et ce quelque soit son rang. On est à l'université et non dans un souk el fellah». Rahmani a accusé «certains clans mafieux» qui ont pris en otage l'université d'Alger. Cette affaire d'agression n'est pas la seule question qui a fait monter le Cnes au créneau puisque, dira le premier responsable du syndicat, «il y a une accumulation de problèmes». A ce titre, il a cité l'épineuse question du logement qui est gérée de manière opaque. «Le Cnes demande officiellement l'ouverture d'une enquête sur la distribution il y a quelques années de 250 logements à Alger. C'est un dossier explosif».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamal Hamed
Source : www.lemidi-dz.com