Réouverture de la cinémathèque
La cinémathèque de Sidi Bel-Abbès opérationnelle... quoi de plus symbolique qu’un 8 mai 45 pour inaugurer l’ouverture du musée du cinéma, lieu de l’image avec en prime, des journées du panorama du filon algérien.
En fin de semaine, la salle flambant neuf a accueilli les cinéphiles bélabésiens qui ont redécouvert, après plusieurs années d’absence, un écran et des films. On a pu rencontrer des cinéastes plus en vue, tels Tsaki Brahim, Benchiha et Bensalah Mohamed. Le 1er film projeté pour la circonstance se rapporte aux massacres du 8 mai 45. Un reportage qui fait parler les acteurs mêmes qui ont vécu la tragédie de Sétif et Kherrata. La réalisatrice, Meriem Hamidat, a laissé sa camera capter des visages encore marqués par ce massacre; des images sans plus, des paroles d’hommes et de femmes du peuple. Ceux qui racontent les choses telles qu’elles ont quotidiennement été vécues, sans fioritures. Des souvenirs anonymes. Du 12 au 18 mai, on verra d’autres films, avec entre autres «Arezki l’indigène» de Bendedouche, «Cartouches Gauloises», les «Expulsés», «Joue à l’ombre», «La violence contre les femmes», «El Mehna», la «Maison jaune», «Hnifa», «L’épopée des tribus du sud-ouest Algérien», «Khali», «Ayerwen», «Transporteur de rêves», «Les danses de mon pays» et «Cri de mouettes». On peut dire que la réouverture de la cinémathèque est une sorte d’hirondelle qui pourrait ramener le printemps, d’autant que de nos jours, c’est le règne de l’image.
Ahmed Mehaoudi
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com