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Seuls 6 % des réserves de change déposés auprès d'institutions financières à l'étranger



Seuls 6 % des réserves de change déposés auprès d'institutions financières à l'étranger
Seuls 6% des avoirs de l'Algérie en devises étrangères sont déposés auprès d'institutions financières à l'étranger, a affirmé, dimanche à Alger, le ministre des Finances, Karim Djoudi."6% des réserves de change de l'Algérie sont déposés auprès d'institutions financières à l'étranger dont 23 % de ces avoirs le sont auprès des banques commerciales notamment européennes ainsi qu'auprès de la Réserve fédérale américaine(FED) et des institutions multilatérales", a-t-il déclaré.Le ministre, qui répondait aux interrogations des députés à la clôture du débat sur le projet de loi de finances pour 2014, a souligné que la Banque d'Algérie a adopté une méthode de gestion de ces avoirs en diversifiant les monnaies de dépôt selon les zones géographiques des banques et la nature des investissements.M. Djoudi a rappelé que la chute de la parité du dinar par rapport aux devises étrangères est due, entre autres, au différentiel du taux d'inflation entre l'Algérie et le reste du monde."La Banque d'Algérie gère le taux de change en prenant en compte la valeur du dinar par rapport aux monnaies des autres pays. Elle 'uvre à anticiper sur les éléments influant sur les équilibres des finances locales", a-t-il ajouté.Il a fait remarquer que cette mesure est motivée par la volonté de réduire l'inflation pour sauvegarder le pouvoir d'achat des citoyens qui nécessite aussi le soutien des prix des produits et des services. 1.600 milliards DA de transferts sociauxSelon le ministre, le soutien des prix du lait et du blé a coûté 200 milliards DA de dépenses annuelles, alors que l'ensemble des transferts sociaux s'élèvent à hauteur de 1.600 milliards DA.Le marché des produits alimentaires est approvisionné en partie par les importations qui ont augmenté de 10 % entre décembre 2012 et septembre 2013 alors que 90% des importations sont destinés à l'appareil productif en application du programme d'investissement."Entre 2000 et 2011, il y a eu une baisse du chômage, une augmentation des revenus des ménages et une hausse du niveau de la consommation", a-t-il soutenu.Le ministre a cité d'autres paramètres sociaux et économiques comme l'octroi des primes aux fonctionnaires et aux élus locaux ainsi que le taux de scolarisation et le nombre de logements livrés pour contribuer à l'amélioration du cadre de vie des citoyens.Le premier argentier du pays a aussi insisté sur la consommation des crédits alloués à l'investissement qui a été de 41 % jusqu'à août 2013 alors qu'elle était de 65% en 2010 et 2011.Pour garantir une meilleure gestion des fonds alloués au développement du Sud et des Hauts-Plateaux pour la construction des infrastructures publiques, leur nombre a été réduit de 75 à 67 et 8 d'entre eux ont été regroupés en 2 fonds, a-t-il fait savoir.
Poursuite de la lutte contre l'évasion fiscale
M. Djoudi a réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à poursuivre la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, précisant que de nombreuses exonérations ont été accordées à divers secteurs à hauteur de 509 mds DA. "L'augmentation des revenus fiscaux a enregistré un taux de 20%", a-t-il ajouté.Le ministre a rejeté, néanmoins, la proposition d'une exonération partielle d'impôts pour les artistes, soulignant que cette disposition concerne les artistes étrangers ayant participé aux festivités du 50ème anniversaire de l'indépendance. Quant au secteur agricole, le ministre a affirmé que celui-ci bénéficie déjà de plusieurs aménagements sur la fiscalité pour encourager les producteurs.Le nombre des Assemblées populaires communales (APC) déficitaires a reculé à 417 en 2008 contre 793 en 2007, alors que ce nombre est nul en 2010, a-t-il encore indiqué. Il a estimé, à ce titre, que la proposition d'augmentation de la taxe professionnelle pour augmenter le revenu des APC risque de causer des dépenses supplémentaires pour les sociétés.Le ministre a annoncé la création prochaine de 164 agences bancaires, et la révision du cadre réglementaire régissant les bureaux de change.
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