Alger - Revue de Presse

Selon un spécialiste du bureau de conseil GCL



«L’Algérie intéresse les investisseurs» Selon un spécialiste travaillant pour le cabinet de conseil GCL, David Pelletier, les régions de l’Est et du Sud de la Méditerranée arrivent après la Chine en deuxième position sur l’échelle mondiale en ce qui a trait à l’investissement et à la capacité d’attirer des capitaux. A cet effet, il citera la Turquie, l’Algérie et l’Egypte parmi les «pays à surveiller». Selon cet analyste très connu, cette région (la Méditerranée du sud) est devenue «intéressante aux yeux des investisseurs», car elle «constitue un bassin de population où la main-d’œuvre est abondante et où le taux de chômage favorise une main-d’œuvre à faible coût». Pour cet observateur averti, le bassin méditerranéen n’attire pas seulement à cause de sa main-d’œuvre, mais également à cause de la récente poussée des infrastructures portuaires de la région du Détroit de Gibraltar qui permet maintenant aux entreprises desservant l’Europe et l’Afrique d’optimiser leurs opérations en s’installant à proximité des terminaux portuaires. Dans un monde où la compétition dépasse les frontières internationales, chaque avantage généré par la chaîne logistique est crucial au succès d’une entreprise, estime cet analyste qui énumère plusieurs moyens pour y arriver ; parmi ceux-ci on note une forte tendance mondiale vers l’approvisionnement auprès des pays à faibles coûts (Low Cost Country Sourcing) ou, en d’autres mots, la recherche de sources d’approvisionnement abordables dans les pays émergents. L’Algérie sera-t-il un pays qui attire toujours les investisseurs surtout depuis que le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a décidé de donner un nouveau tour de vis en matière d’octroi d’assiettes foncières et limité la participation étrangère à 49%? Pourtant tous les responsables ne cessent de le répéter: l’Algérie est un pays attractif pour les capitaux nationaux et étrangers. Selon des informations publiées récemment par la presse nationale, environ 11.400 projets d’investissements nationaux et étrangers ont été enregistrés en 2007 par l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI). Pas moins de 8.000 concernent un seul secteur: les transports de personnes et de marchandises. Sur tous les dossiers présentés, seuls 136 sont des investissements étrangers (directs et en partenariat). Les 11.400 projets agréés par l’ANDI -ouvrant droit à d’importantes mesures de soutien de l’Etat- sont concentrés au niveau d’une dizaine de wilayas du Nord du pays. Sans surprise, Alger, Boumerdès, Tizi-Ouzou et Blida se taillent la part du lion. Saïd Farhi
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