Le conseiller économique de la Chambre de commerce algéro-allemande, Georg H. Przikling, a qualifié les discussions qui ont eu lieu entre les opérateurs allemands et algériens, en marge des travaux de la 2e session de la commission économique mixte algéro-allemande, de 'fertiles et productives'.
Les Allemands semblent avoir été convaincus par les assurances du ministre de l'Industrie, Mohamed Benmeradi, au sujet de la règle des 51-49% régissant l'investissement étranger en Algérie, abordée, selon Georg H. Przikling, durant la réunion de la commission économique mixte algéro-allemande.
Le conseiller économique de la Chambre de commerce algéro-allemande a expliqué, jeudi soir devant les journalistes, que les entreprises allemandes, en grande majorité des entreprises familiales, se sont montrées très réservées sur cette règle instituée par la loi de finances complémentaire pour 2009.
Georg H. Przikling affirme que le ministre de l'Industrie a expliqué aux entreprises allemandes qu'elles pouvaient prétendre aux profits beaucoup plus supérieurs aux 49% des parts qu'elles peuvent détenir dans une joint-venture. 'La règle des 51-49% ne concerne pas les profits mais seulement la part de chacun des partenaires dans le capital des projets en association', a indiqué le conseiller économique de la Chambre de commerce algéro-allemande. Les 51% détenus par la partie algérienne peuvent être partagés par une entreprise nationale ou deux, ou par une entreprise et un établissement financier. L'actionnaire étranger se retrouve ainsi majoritaire. Beaucoup de partenariats ont été conclus récemment dans ce cadre. Le conseiller économique de la Chambre de commerce algéro-allemande, tout en reconnaissant que cette règle régissant l'investissement étranger a, quelque peu, ralenti le flux d'investissement allemand, estime que 'ce n'est pas un problème insurmontable'.
Georg H. Przikling a indiqué que les parties algérienne et allemande avaient abordé plusieurs projets de partenariat dans les domaines des énergies renouvelables, des ressources en eau, entre autres l'assainissement en milieu rural, de la sous-traitance mécanique, de l'assistance technique dans la logistique'
Les deux parties ont également passé en revue les difficultés rencontrées dans la concrétisation des projets inscrits lors de la première commission mixte tenue en mars 2011 à Berlin (Allemagne).
Dans le domaine de l'énergie, notre pays a notamment demandé de bénéficier de l'expérience allemande. Interrogé sur la possibilité de voir le constructeur Volkswagen installer une usine en Algérie, Georg H. Przikling s'est montré sceptique, tout en précisant qu'il n'avait aucune information sur le projet. 'Les entreprises de la taille de Volkswagen ou Renault traitent directement avec les gouvernements.' Georg H. Przikling estime 'improbable' pour un constructeur automobile, Volkswagen, Renault ou autres de réaliser une usine de montage en Algérie, principalement en raison de l'absence d'un réseau de sous-traitants. 'Je ne suis pas ingénieur, mais vous n'imaginez pas le nombre de pièces mécaniques qu'il faut pour construire une voiture', indique Georg H. Przikling, relevant l'existence d'un marché. Le conseiller économique de la Chambre de commerce algéro-allemande a ajouté que les fournisseurs algériens 'doivent être certifiés'. Le président de la Chambre de commerce algéro-allemande a atténué les propos du conseiller économique, relevant l'existence d'un réseau de sous-traitants en Algérie.
M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Meziane Rabhi
Source : www.liberte-algerie.com