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Sélection des films dans le cadre du cinquantenaire de l'indépendance de l'algérie



Sélection des films dans le cadre du cinquantenaire de l'indépendance de l'algérie
L'évocation des manifestations 'Alger, capitale de la culture arabe 2007', et 'Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011' ont refait surface avec des sous-entendus lourds quant aux fonds faramineux octroyés par la ministre Culture.
La publication, sur le site Internet du ministère de la Culture, de la liste des films et documentaires sélectionnés par la commission de lecture de cette même institution, dans le cadre du programme du 50e anniversaire de l'indépendance, n'a pas tardé à provoquer un tollé général annonçant bien des remous à venir.
Ce sont des auteurs, des réalisateurs et des producteurs de l'Ouest qui ont, lors d'un point de presse organisé ce samedi, donné de la voix pour dénoncer 'la non-sélection de tous les projets et maisons de production de l'Ouest', une vingtaine en tout. Et ces derniers d'y voir une forme de sectarisme régionaliste ayant prévalu au sein de la commission de lecture du département de Mme Khalida Toumi. Une critique orientée, dans un premier temps sur cet aspect régionaliste, mais qui finira par déboucher sur des critiques plus pertinentes quant à la composante de la commission de lecture et son travail.
Et cela avant de déboucher au final sur des déclarations ciblant 'la mafia du cinéma', l'opacité et la gabegie régnant au ministère de la Culture dans l'octroi des deniers publics pour le financement de projets cinématographiques.
L'évocation des manifestations de 'Alger, capitale de la culture arabe 2007', et 'Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011' ont refait surface avec des sous- entendus lourds quant aux fonds faramineux octroyés par Mme la ministre à des 'projets cinématographiques qui, dans plus de 75% des cas, n'ont pas été diffusés et rendus lisibles', dira un intervenant.
Lors de ce point de presse où figuraient différents représentants de sociétés de production de l'Ouest (Aliaoui Prod, Sublime Image, Delal Samir Prod'), c'est la présence dans la commission de lecture de certains membres qui offusque les auteurs de l'Ouest, comme Ahmed Ben Kamla qui voit l'un de ses projets sélectionnés par la commission où il figure en qualité de membre !
D'autres dénoncent encore la retenue de projets de films qui ont déjà été réalisés et même déjà diffusés. 'On voudrait que cette commission nous explique comment a été sélectionné un film qui a été diffusé comme les Enfumades du Dahra, ou encore de retenir le scénario d'un soi-disant réalisateur mais qui n'a jamais fait le moindre film ou celui de l'attaché culturel d'une ambassade d'Algérie en Amérique du Nord', tempêtent les contestataires.
D'autres récusent la présence sur la liste des projets sélectionnés de 11 longs métrages et 20 documentaires, de scénaristes français et de maisons de production domiciliées en France lorsque ce ne sont pas trois projets retenus pour une seule boîte de production.
Il faut dire, selon les déclarations de ces derniers, que le financement des projets retenus s'élèverait à plusieurs milliards pour un long métrage.Au final, les intervenants sont allés jusqu'à réclamer des états généraux du cinéma algérien et surtout ils demandent des comptes à Mme Khalida Toumi sur la gestion des financements de projets qui, depuis les années 2000, n'ont jamais vu le jour.
D L


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