Intervenant lors d'une conférence de presse organisée par la fondation émir-Abdelkader qu'il a animée mercredi en fin d'après-midi, au siège de l'APC de AIn Témouchent, et qui s'inscrit dans le cadre de la commémoration du 175e anniversaire du traité de la Tafna ainsi que de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance.
Idriss El-Djazaïri, ex-ambassadeur de l'Algérie à l'ONU et président d'honneur de la fondation, a affirmé que l'Emir a sacrifié sa jeunesse pour la défense non seulement de la cause algérienne mais aussi des droits de l'homme dans le monde entier.
Après avoir rappelé le rôle joué par le calife El-Bouhmidi, l'un des sous-lieutenants de l'Emir, originaire de Aïn Témouchent, et qui fut victime d'un empoisonnement en terre marocaine, Idriss El-Djazaïri a indiqué que l'Emir a réussi à réconcilier, en 1860, musulmans et chrétiens de Syrie à la faveur de l'instauration d'une charte de la paix.
'Car la lutte armée engagée en Algérie par l'Emir visait l'occupant et non la religion', précisa le conférencier tout en ajoutant que l'Emir n'a jamais été un ami de la France. Ce fondateur de l'Etat algérien moderne a élaboré, en 1843, une 'charte pour la défense des prisonniers' laquelle fut reprise plus tard par le Comité international de la Croix-Rouge.
Son message humanitaire était clair de par le monde où il fut reconnu par les grandes nations à l'image des USA, du Mexique et du Venezuela qui ne se sont pas privés de baptiser leurs rues et places en son nom.
De son côté, le Dr Chamyl Boutaleb, petit-fils de l'Emir et président national de la fondation, a précisé que le traité de la Tafna, qui a vu la naissance de l'Etat algérien moderne, signé le 30 mai 1837, entre l'Emir Abdelkader et le général Bugeaud n'a jamais été une reddition militaire, en citant la lettre des archives du château de Chillon signée par le général français Christophe Louis de Lamoricère. 'Pour preuve que l'Emir se trouvait en position de force, dira le Dr Chamyl, ce dernier a fait attendre le général Bugeaud pendant plus de cinq heures sous un soleil de plomb.' Aussi, le Dr Chamyl a saisi cette occasion pour réitérer les revendications de la fondation qui font partie de ses objectifs, à savoir la tenue de la promesse faite lors de la réinhumation des cendres de l'Emir dans le carré des martyrs El-Alia à Alger en juillet 1966, par Houari Boumediene, portant sur l'érection d'un mausolée digne de la grandeur du fondateur de l'Etat algérien moderne.
La fondation plaide aussi pour l'institution d'une Journée nationale pour la résistance ainsi que la réalisation d'une maison de l'Emir (Dar El-Amir) au niveau de chaque wilaya.
Enfin, Idriss El-Djazaïri n'a pas manqué de rappeler que l'armée française a commis, depuis 1830, des crimes en Algérie, des enfumades, des massacres de la population à très grande échelle, que les historiens français tentent de camoufler.
M. L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Laradj
Source : www.liberte-algerie.com