
Le secteur des déchets représente, aujourd'hui, un «gisement économique». Un secteur qui, justement, offre des opportunités d'investissement pouvant créer des richesses et développer l'économie notamment dans la conjoncture financière actuelle.Rym Nasri - Alger (Le Soir) – Pour le directeur de la Conservation, de la diversité biologique, du littoral et des changements climatiques au ministère des Ressources en eau et de l'Environnement, Samir Grimes, la question des déchets et de l'environnement ne relève pas uniquement du ressort de son ministère. «Les déchets, leur gestion et l'environnement sont une question éminemment transversale comme c'est le cas pour le secteur de l'éducation nationale et celui de la santé publique. Elle relève de l'ensemble des acteurs institutionnels et non institutionnels», souligne-t-il lors d'un atelier sur «La gestion des déchets», organisé hier, en marge de la 12e édition du SIEE Polutec (Salon international des équipements, des technologies et des services de l'eau et de l'environnement), qui se tient jusqu'à demain à la Safex à Alger.Pour lui, il est temps d'attirer l'attention des uns et des autres sur leur responsabilité. «Il faudrait que les autres acteurs de la société aient conscience qu'ils ont une part de responsabilité dans la prise en charge de l'environnement et des déchets en particulier». Un secteur qui, pourtant, connaît depuis quelque temps précise ce même responsable, une évolution. «Certes, le déchet est un problème environnemental mais aujourd'hui, nous sommes en train de le regarder sous un angle économique et social», dit-il avant d'ajouter : «Nous considérons les déchets comme un gisement économique. Un gisement où les entreprises peuvent faire des affaires.»D'ailleurs, explique-t-il, les entreprises publiques et les entreprises privées peuvent en tirer profit. «C'est un secteur qui peut créer de la richesse et booster le développement économique», dit-il encore.Samir Grimes assure qu'aujourd'hui, le secteur des déchets offre des opportunités notamment dans la conjoncture financière actuelle. «Les occasions pour développer le segment et créer des richesses à partir des déchets sont énormes. Aujourd'hui, la gestion des déchets est l'un des segments d'activité où il y a plus de possibilités de développement», affirme-t-il. Annuellement, l'Algérie produit 13,5 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés dont 90% sont «valorisables». Un chiffre qui selon lui, est appelé à augmenter.Qualifiant le segment des déchets de «véritable marché», il affirme que lors des deux derniers mois, son département a reçu une quinzaine de délégations algériennes, étrangères et mixtes qui visent toutes à investir dans le créneau des déchets. «Ce ne sont pas des gens qui sont à la recherche de financement mais qui au contraire détiennent des technologies développées», précise-t-il.Il rappelle par ailleurs, que l'Agence nationale des déchets a mis en place une bourse des déchets.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ry N
Source : www.lesoirdalgerie.com