
Ce sont des éléments d'information et des détails qu'on ne retrouve peut-être pas dans les livres d'histoire et sur les sites internet traitant de la biographie du deuxième président du GPRA qu'ont révélés ses amis et compagnons, lors du forum d'El Moudjahid qui lui a été dédié hier.Naouel Boukir – Alger (Le Soir) - Treize ans déjà depuis que Benyoucef Benkhedda a quitté les siens. A cette occasion historiens et camarades proches de celui-ci se sont réunis afin de rendre hommage à l'homme qu'il était. Avant d'être le deuxième président du GPRA, Benyoucef Benkhedda était «un homme de foi, de vision et de principes», ont confié les présents à cette commémoration. Le représentant du doyen de la Faculté d'Alger, baptisée du nom du défunt, et l'historien Moussa Issam ont évoqué, à son propos, «un patriotisme accompli et sans équivoque».Ayant évolué dans un milieu d'intellectuels, sa prise de conscience de la Cause algérienne s'est faite dès son jeune âge. Etudiant à la Faculté de médecine et pharmacie de Blida aux côtés d'Abane Ramdane, son engagement nationaliste au sein du Mouvement du triomphe des libertés démocratiques (MTLD) l'a amené à interrompre ses études pour se consacrer au militantisme, avant d'y retourner et d'obtenir son diplôme de pharmacien en 1951.Dès lors, son engagement devient de plus en plus coriace et il a été parmi «les créateurs d'évènements, les planificateurs des rassemblements populaires et les pions essentiels de la Révolution nationale et de l'Indépendance».A ce stade, les intervenants se sont penchés davantage sur la personnalité marquante de Benyoucef Benkhedda étant donné qu'il a été jugé que ses orientations et opinions politiques après 1962 sont «bien connues». Quoiqu'il ne s'agisse pas d'une «question taboue», l'incommodité que les historiens avaient à relater ou à écarter cet élément de sa biographie était bien perceptible.En l'occurrence, Ali Abdelhamid, Saà'd Chibbani, Lamine Khène et d'autres encore ont invoqué à son sujet «une modestie et une capacité et volonté d'écoute sans limites». Et ce, même quand il avait occupé des fonctions supérieures. Son soutien aux jeunes et son fort intéressement à l'histoire et à la culture n'ont jamais fait défaut car il estimait qu'il était essentiel de rappeler aux futures générations leur identité pour bâtir «leur unité et leur avenir».Pour résumer le profil de cet homme historique, le cheikh Tahar Ali Aldjet a mentionné l'une des citations les plus visionnaires et intemporelles que Benyoucef Benkhedda a pu prononcer de son vivant : «La crise de l'Algérie n'a jamais été économique, sociale ou politique. Il s'agit d'une profonde crise de principes».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lesoirdalgerie.com