1.731 intoxications en 6 mois
L’été est réputé être la saison des grandes maladies, notamment à transmission hydrique, où des intoxications à grande échelle que seules la prévention et la lutte intensive sont à même d’en limiter les dégâts.
Pour cette année, les différents services -soit de lutte ou de prévention- sont à pied d’œuvre pour lutter contre ce genre de catastrophe. A plus forte raison que les intoxications alimentaires sont de plus en plus fréquentes. Et pour preuve, les services de prévention et de lutte du ministère de la Santé ont enregistré pas moins de 1.731 cas d’intoxications collectives. Selon le directeur de la prévention du ministère de la Santé, «les intoxications sont dues au non-respect de la chaîne de froid, au dépassement de la date de péremption des produits, à la qualité des produits proposés à la vente, etc.». Et d’ajouter qu’»il existe des commissions mixtes regroupant les ministères de la Santé, de l’Agriculture et du Commerce qui sillonnent les commerces et ont proposé des milliers de décisions de fermeture, mais la plupart ne sont pas respectées», a-t-il regretté. D’autres font le travail de traitement des puits et des forages d’eau, surtout dans la campagne. Pour ce qui est de la typhoïde, il y a de moins en moins de cas enregistrés cette année par rapport aux années précédentes. Affichant son optimisme quant aux résultats enregistrés dans la lutte et la prévention contre cette maladie, M. Ouahdi dira que «seuls 132 cas ont été enregistrés cette année et l’épidémie est en régression». Pour ce qui est de la qualité des eaux de baignade, là aussi, il y a à dire et à redire, notamment pour les grandes villes industrielles. «Les grandes villes où il y a une industrie de rejet, les eaux sont généralement impropres à la baignade», a confirmé le responsable de la prévention. «Nous avons effectué des contrôles pour la qualité bactériologique des eaux de baignade, nous avons constaté que 70% seulement des plages algériennes sont autorisées à la baignade». A ce propos justement, il y a quelques mois, le ministère de la Santé a déclaré que 65% des plages algéroises sont polluées. Une pollution générée par les rejets industriels et domestiques qui ne sont pas traités, suite à l’arrêt de la plupart des stations d’épuration. A ce propos, un logiciel a été développé par le ministère qui permet de connaître à tout moment la qualité des eaux de baignade de toutes les plages du pays. Cette année, sur les 534 plages que compte l’Algérie, 309 seulement ont été autorisées à la baignade. La décision d’autoriser ou non la baignade dépend du taux de germes pathogènes dans l’eau de mer en fonction de normes, c’est-à-dire de valeurs limites des paramètres micro-biologiques et physico-chimiques qui définissent les qualités des eaux de baignade, fixées par le décret du 10 juillet 1993.
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com