Pour marquer l'anniversaire de l'indépendance, le comédien Rachid Akbal se prépare à créer, à Alger, en relation avec l'auteur Arezki Mellal, Samedi, la révolution.
Lyon
De notre correspondant
Une première lecture d'une création, Samedi, la révolution, souvenir des manifestations du samedi à Alger en début 2011, sera donnée le 3 avril à Paris à 18h30, au théâtre de Belleville, avant d'être jouée, en novembre, dans la capitale algérienne avec le soutien du ministère de la Culture. «Avec Mellal, nous explique le comédien, je ne voulais pas tomber dans le piège d'un énième texte qui montrerait l'énergie de ces forces vives qui combattent les tyrans, les despotes, je préférais une position du questionnement. On devait intégrer bien sûr tout ce qui est du souffle de la jeunesse, mais aussi qu'on sente que demain on ne sait pas vers où on va, qu'il y a toujours des ingérences, des manipulations, que tout ça est compliqué. Je voulais que les personnages soient très humains, dans le sens de personnes ordinaires, prises dans ce jeu.» Dès le 19 mars, date marquant le cessez-le-feu en Algérie, Rachid Akbal s'installera d'abord pour plusieurs représentations à Belleville de sa trilogie constituée de Ma mère l'Algérie, Baba la France et Alger Terminal 2.
D'ailleurs, pour la première, Rachid Akbal organisera une rencontre-débat au théâtre de Belleville, à 20h30, avant d'interpréter Ma mère l'Algérie, l'hommage à la terre mère et aux femmes, dépositaires et matrices de la mémoire identitaire et des valeurs culturelles. Ensuite, les dimanches à 15h (25 mars, 1er, 8, 22 et 29 avril) place à Baba la France, qui raconte l'exil, la guerre d'Algérie en métropole et ses répercussions sur la vie de la population algérienne immigrée. De novembre 1954 à octobre 1961, les événements s'accélèrent : malgré lui, la guerre transforme Baba en héros.
Enfin, du mercredi au samedi à 19h (du 21 mars au 7 avril et du 18 au 28 avril), ce sera le troisième tome : Alger Terminal 2, qui se déroule en ce début de XXIe siècle. Kaci s'engage sur le chemin du retour : de la France vers l'Algérie. Dans les va-et-vient de sa mémoire, le texte et l'univers sonores précipitent les interrogations de Kaci sur l'impossible retour, l'attachement contradictoire pour ce pays et la volonté farouche de livrer, malgré tout, un message d'amour et d'espoir à son fils (du mardi 10 au samedi 14 avril à 20h30 et dimanche 15 avril à 15h). Une occasion rare de découvrir les créations de Rachid Akbal.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid Mebarek
Source : www.elwatan.com