Le salon de l'artisanat traditionnel à l'enseigne des «Doigts d'Or» a été inauguré dimanche dans l'après-midi en l'absence des autorités locales qui, selon les organisateurs, n'ont pas répondu aux invitations qui leur avaient été adressées. D'une durée de cinq jours, du 11 au 15 novembre, la manifestation a été organisée par l'association locale « El-Baha » pour l'art et l'artisanat traditionnel au palais de la culture Malek Haddad et a réuni une trentaine d'exposants locaux spécialisés dans l'artisanat traditionnel dans les domaines de la literie, l'habillement, les ustensiles en cuivre, la bijouterie, la broderie, les gâteaux, les tableaux de peinture, l'embellissement des espaces verts ainsi que la fabrication de selles pour chevaux. Dans ce salon un peu spécial où le visiteur reste admiratif devant la beauté et le raffinement des objets faits main par des artisans, véritables « doigts d'or », la majorité des exposants sont des femmes qui travaillent pour leur propre compte dans des locaux qui relèvent plus d'échoppes que de véritables ateliers et fabriquent des produits qui relèvent plus de l'art que de l'industrie. Malheureusement, ce créneau reste encore confiné dans des espaces restreints, qui tendent de plus en plus à se réduire à cause de la récession économique, d'une part, et de la cherté de la matière première, de l'autre. Ainsi, selon Mme Merbouche Nadjet, artisan en habillement traditionnel, « ce salon nous permet, une fois par an, de sortir de nos petits magasins afin de nous faire connaître du public constantinois et de lui présenter ce qu'on fait par amour du métier et pour assurer la survie de l'artisanat traditionnel menacé de disparition ». Cette dame, qui a l'habitude de participer aux expositions organisées à travers le territoire national et même à l'étranger (Maroc), a exprimé son souhait pour la création d'un organisme public de soutien aux artisans pour leur permettre de participer aux expositions à l'étranger, où il a été constaté que l'artisanat traditionnel algérien est très prisé, même chez nos voisins maghrébins. La présidente de la Chambre constantinoise des arts et métiers, Mlle Aouiche, affirme de son côté que l'artisanat traditionnel constantinois a besoin d'être encouragé. «Malheureusement, regrette-t-elle, l'absence des autorités à l'ouverture de ce salon nous laisse penser le peu d'intérêt que les pouvoirs publics accordent à ce créneau, qui revêt pourtant une importance essentielle aux niveaux historique, culturel et touristique». En marge de ce salon, il est prévu la tenue d'une journée d'information sur le rôle des organismes de soutien pour la promotion de l'artisanat traditionnel, sur les perspectives de son évolution dans la cité de Benbadis et, enfin, sur les propositions susceptibles de favoriser son développement. Participent à cette journée d'information l'ANSEJ, l'ANGEM, Soundouk Ezzakat ainsi que la Chambre des arts et métiers.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com