«Nous avons retiré notre représentant du comité national chargé du suivi et du contrôle des élections parce que nous estimons que sa mission est arrivée à sa fin», a indiqué, hier, le secrétaire général de l'ANR, Belkacem Sahli, alors qu'il animait une conférence de presse organisée au niveau de son nouveau siège sis à Dely Brahim, à Alger.
L'orateur a indiqué que ce représentant a remis un rapport au parti précisant que le comité fait dans la «procrastination» au lieu de remettre celui sur les élections du 29 novembre dernier, laissant ainsi son devoir de côté pour «satisfaire des fins personnelles». «Le comité n'a non seulement pas accompli son devoir en accusant un retard pour l'émission et la soumission de son rapport à l'opinion publique, mais voilà tout de même que son président appelle déjà à prolonger ses prérogatives, jusqu'au 7 février, à la tête de cette institution !» s'exclame-t-il tout en soulignant que cela n'est qu'une dilapidation des biens publics. A ce titre, il a condamné ces pratiques qui remettent en cause la crédibilité des élections et des institutions qui veillent sur leur suivi et leur contrôle. Belkacem Sahli a relevé, entre autres, que le bureau national de l'ANR a arrêté le programme du parti pour 2013, axé sur trois points essentiels, à savoir la formation politique des militants du parti au niveau des APC et des APW, et au niveau national afin d'avoir de meilleurs rendements ; renforcer la stratégie d'information avec une présence en force sur le Net (site web et réseau sociaux) et poursuivre le parachèvement du processus de réformes politiques auquel l'ANR a participé le 28 mai 2011. Pour le SG, ce processus n'est pas encore accompli, puisqu'il reste beaucoup à faire en ce qui concerne l'activation de plusieurs projets de loi, probablement en 2013, notamment pour la réforme de la Constitution. «Nous avons participé à une réunion de plus de deux heures avec le Premier ministre et nous lui avons remis un nombre de propositions primaires», fait-il savoir. Il faut que la Constitution dédie une partie et d'une façon irrévocable, précise-t-il, à l'aspect républicain ; aux libertés des citoyens ; l'indépendance des institutions et donner plus d'importance à l'appareil judiciaire ; donner plus de prérogatives au Conseil de la nation qui est arrivé, selon ses dires, à une maturité qui lui permet d'exercer la législation en ce qui concerne notamment le développement local, mais aussi revoir la préambule de la Constitution en rajoutant la période de la décennie noire pour que les générations futures prennent conscience de tous les sacrifices fournis et éviter de revivre le même scénario. Concernant les positions du parti par rapport aux derniers événements sur le plan national et international, le SG a salué le travail fourni par les services de sécurité ainsi que toutes les personnes qui ont participé de loin ou de prêt à mettre en échec la tentative terroriste sur le site gazier de Tiguentourine. Il a également fait savoir que le bureau national du parti suit avec un grand intérêt la situation dans le Sahel et plus précisément au Mali. Il est revenu sur la position de l'ANR, affichée lors de la dernière réunion tenue en mois de décembre, et a réaffirmé le soutien de l'Alliance pour une solution politique avec des négociations pacifiques à laquelle, explique-t-il, on n'a pas accordé le temps nécessaire. «L'Algérie a conforté cette solution en incitant des négociations entre les différents mouvements», dira-t-il avant d'ajouter : «L'intervention militaire ne fait que dramatiser encore plus la situation, à savoir ce qui se passe au nord du Mali comme initiatives illégales de liquidation ethnique opérées par des groupes armés. Nous condamnons ces pratiques.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassiba A
Source : www.lnr-dz.com