Alger - Revue de Presse

Risque de radicalisation de la protestation Les paramédicaux parlent de pourrissement



Le syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a réitéré hier, lors d'un point de presse consacré au bilan des trois journées de la grève nationale, sa détermination à aller «jusqu'au bout du mouvement de contestation » pour obtenir gain de cause quant aux « légitimes revendications des paramédicaux ». Le SG du syndicat autonome n'a pas exclu, dans ce contexte, le recours à d'autres actions de protestation plus radicales dans les prochaines semaines si la tutelle ne prend pas au sérieux la plateforme de revendications. « On demeure déterminé à aller jusqu'au bout de ce mouvement de contestation. S'il n'y a pas une concrétisation de nos revendications, on sera obligé d'aller de l'avant », a lancé le SG du syndicat autonome tout en précisant que son syndicat reste attaché au « dialogue sérieux et constructif ». Se voulant réaliste, le conférencier a estimé, toutefois, que vu les dernières évolutions des événements, son syndicat s'attend, désormais, à un « pourrissement » dans ce bras de fer. « La tutelle a utilisé tous les moyens allant des intimidations aux ponctions sur salaires dans le but de briser notre mouvement. Nous avons été harcelés et intimidés par l'administration. On a même reçu hier des menaces de représailles », dénonce Gachi Lounès, SG du SAP qui a confié que des responsables de la tutelle avaient menacé de déposer une nouvelle plainte contre son syndicat. Revenant à la grève nationale de trois jours, il a affirmé que le mouvement a été un « succès » qui a permis la mobilisation de tous les paramédicaux autour de revendications légitimes. Interrogé sur la décision de la chambre administrative de la Cour d'Alger qui avait ordonné, dimanche dernier, la suspension de la grève nationale de trois jours, il a assuré que son syndicat n'a reçu à ce jour aucune notification de cette décision. Abordant le « taux de participation de 5,67 % » des trois journées de la grève nationale communiqué hier, par le ministère de la Santé et de la réforme hospitalière, il a affirmé que son syndicat n'est pas intéressé par cette guerre des chiffres. Le SAP avait lancé ce deuxième mouvement de protestation en l'espace de deux mois pour exprimer son rejet catégorique du nouveau statut particulier des paramédicaux. Le syndicat autonome conteste surtout la nouvelle classification des paramédicaux dans la catégorie (B/10) au lieu de celle de la classe (A/11) qui ouvre la possibilité aux paramédicaux de monter dans les grades. Il est à noter que c'est la deuxième fois que la justice déclare illégal le mouvement de contestation de ce syndicat autonome. Le 17 février dernier, la chambre administrative de la Cour d'Alger avait suspendu la grève nationale des paramédicaux pour « défaut de dépôt du préavis de grève aux inspections des wilayas du travail ».
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