Alger - A la une

Rien n'est amical, ni gratuit



Les «enfants» de Samuel Eto'o n'ont pas eu l'honneur de poser leurs pieds sur le sol algérien. Au stade du 5-Juillet, c'était plutôt une ambiance bon enfant. Les joueurs algériens se sont entraînés et labouré un terrain, disons-le, fertile et favorable pour semer la pomme de terre.
Hormis ce triste constat amer et dégoûtant pour la capitale, les joueurs avaient trouvé plaisir à disputer une belle partie sous les applaudissements d'un public qui reprend confiance petit à petit. C'est aussi une tentative de sortir du cadre camerounais pour aller donner du goût à cette compétition algéro-algérienne. L'autre histoire camerounaise menée à la baguette par leur capitaine Samuel Eto'o, n'est pas de celles à ranger aussi facilement dans l'espace archives. Il va falloir examiner en toute sportivité ce feuilleton. D'abord, pour le petit conte, c'est à Marrakech juste après le départ de leur capitaine Eto'o que les joueurs étaient invités à une réunion d'information. Mais déjà la couleur était annoncée. Ils disent non ! Pas question de se mettre autour de la table avec les cadres et le représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports camerounais. Ils étaient catégoriques, pas question de se réunir. Pas de départ sur Alger. Alexandre Ribeiro, qui avait un espoir de voir les choses s'arranger même à la dernière minute, est finalement reparti après que les joueurs aient refusé de rentrer dans la salle de la réunion pour recevoir l'argent qu'ils avaient exigé. La prime en question ne poserait plus problème puisqu'elle était disponible. Bizarre, ils annonçaient clairement aux responsables de la Fecafoot et du ministère des Sports qu'ils ne prenaient pas la prime et qu'ils n'iront pas à Alger non plus. Alors ce n'est pas une question de prime. Tels des enfants gâtés à la moelle épinière refusent le gâteau : ils disent qu'ils ne sont plus motivés et ne souhaitent pas aller ternir le maillot national en produisant un spectacle déshonorant' Comme si cette situation pré fabriquée était pour eux honorable. Certains pensent qu'ils seront exposés aux blessures, ils ne se sont plus entraînés, ils ont passé le reste du temps à faire des réunions sans récupérer. Découragés, les responsables de la délégation ne savent plus à quel saint se vouer. C'est donc officiel : le Cameroun ne jouera pas contre l'Algérie ce 15 novembre. Telle était la conclusion de ce marathon. Un journaliste camerounais qui a suivi pas à pas cette scabreuse affaire dira, «le Cameroun, c'est le Cameroun». Cette expression prend tout son sens avec ce qui s'est joué dans les chambres de l'hôtel Palmeraie à Marrakech. Que s'est-il donc passé dans les couloirs de l'hôtel ' Il semblerait que tout était parti d'un match amical qui devait se jouer sans enveloppe. «Et les joueurs ne devaient pas avoir de primes non plus puisque le montant des primes qu'ils reçoivent est directement lié à la grosseur de l'enveloppe négociée.» Subitement, les joueurs voulaient leur dû. Les promesses ont fusé et les joueurs sont restés campés sur leur position. «Quand l'argent liquide est posé sur la table, les joueurs font monter les enchères, on ne jouent plus et on ne veut plus cette prime, on est démotivés et on ne souhaiterait pas aller ternir le maillot national en encaissant beaucoup de buts. D'autres «construisent» leurs propres excuses : risque de blessures à Alger puisque depuis le match contre le Maroc, ils étaient pris par les réunions. Pour un journaliste algérien, «les joueurs camerounais ont suivi la décision de leur capitaine Samuel Eto'o de ne pas jouer contre l'Algérie le mardi 15 novembre à Alger. Ils n'ont pas aussi apprécié le geste de la Fédération algérienne Mohamed Raouraoua qui leur avait promis une enveloppe de 30 000 dollars à partager à leur arrivée à Alger. Quant aux Algériens, ils s'interrogent sur les raisons qui ont poussé la FAF à louer un avion espagnol pour transporter la délégation camerounaise de Marrakech à Alger. Le ministère de la Jeunesse et des Sports doit faire toute la lumière sur les accords financiers conclus entre Mohamed Raouraoua et son homologue de la Fecafoot. Le hic, c'est que l'Algérie avait pris les grands moyens dans l'organisation de ce match qui devait être diffusé aux quatre coins de la planète. Les billets avaient disparu et on devait jouer à guichets fermés». Pour un journaliste camerounais, la situation est celle là. Inouïe. Mais cela ne surprendra que ceux qui veulent être surpris. D'ailleurs, «le nouveau préparateur physique des Lions indomptables ne l'avait pas encore compris. Perdu dans les couloirs de l'hôtel Palmeraie, il se demandait encore quelles étaient les raisons pour lesquelles, les joueurs en encadreurs n'arrivaient pas à trouver un compromis '»
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