La question de la revalorisation annuelle des pensions de retraite dominera les travaux de la réunion de la Commission exécutive fédérale (CEF) de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) qui se tiendra aujourd'hui à l'hôtel El Kettani, à Alger. Le débat général sur la situation de la retraite en Algérie est également inscrit à l'ordre du jour de cette réunion.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La tenue de cette réunion organique de la FNTR intervient à la veille du vingtième anniversaire de la création de cette organisation syndicale affiliée à l'UGTA. D'ailleurs, les responsables de la FNTR organiseront, en cette circonstance, un colloque international ayant pour thème «les systèmes de retraite en Europe et dans les pays arabes». Selon un communiqué rendu public à l'occasion, le secrétariat général de la FNTR a indiqué que des syndicats des retraités européens et arabes participeront à ce colloque. Cela étant, la réunion de la CEF constituera une opportunité pour les syndicalistes de la FNTR de relancer la question de la revalorisation annuelle des pensions de retraite. Une revalorisation qui intervient au début de chaque mois de mai. Or, sur ce point, on incombe la responsabilité de ce retard au conseil d'administration de la Caisse nationale de retraite (CNR) qui «ne s'est toujours pas réuni», à la grande déception des retraités. Selon des sources syndicales, la réunion du conseil d'administration fixée au 29 du mois de mars dernier a été annulée. Et au jour d'aujourd'hui, aucune autre date n'a été fixée. Du côté de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR), on apprend que cette dernière a transmis ses propositions à l'organisme concerné, à savoir une revalorisation des pensions de retraite pour un taux de 15% et une pension de 3 000 DA pour la femme au foyer. Cependant, la question qui reste posée est celle de savoir si la CNR ou encore sa tutelle donneront une suite favorable aux propositions de la FNTR. Pour rappel, la dernière augmentation des pensions de retraite a eu lieu le 1er janvier dernier, au lendemain de la décision prise lors du Conseil des ministres de relever à 15 000 DA toutes les pensions et allocations de retraite inférieures à ce montant à partir du 1er janvier 2012, au bénéfice des retraités salariés et non-salariés. En 2011, le taux de valorisation annuel a été fixé à 10%, selon le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. «Cette revalorisation (2011) a concerné plus de deux millions de bénéficiaires pour un impact financier global de 23 milliards de dinars à la charge de la Caisse nationale de retraite». Il est à rappeler la mise en œuvre en 2009 de la décision du chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, relative à la revalorisation exceptionnelle de 5% des pensions et allocations de retraite directes et principales de reversions, dont le montant est inférieur à 11 000 DA, à la charge du budget de l'Etat. En 2006, il a été instauré une indemnité complémentaire des pensions de retraite et d'invalidité (ICPRI), dont le montant est inférieur à 10 000 DA, et de l'indemnité complémentaire des allocations de retraite (ICAR), dont le montant est inférieur à 7 000 DA, à la charge du budget de l'Etat. Les autres mesures sont relatives à la revalorisation de la majoration pour conjoint à charge des pensions de retraite, passant de 700 en l'an 2000 à 1 731 DA en 2011, à charge de la Caisse nationale de retraite. A cela s'ajoute le relèvement du seuil de la pension minimum (75% du salaire national minimum garanti, SNMG) et des pensions de retraite des moudjahidine (2,5 fois le SNMG), suite aux relèvements successifs du SNMG, dont la dernière augmentation est de 20%, à compter de janvier 2012, selon le ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com