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Retard dans le développement des TIC, l'économie algérienne paye la facture Accès à internet, 3 G et paiement électronique



Retard dans le développement des TIC, l'économie algérienne paye la facture Accès à internet, 3 G et paiement électronique
Les tentatives de réanimer le secteur des technologies de l'information et de la communication se suivent et se ressemblent.
Après e-Algérie 2013, les responsables du secteur viennent de revoir le cadre réglementaire régissant les TIC afin de redynamiser un secteur en quête d'une évolution constante. Le projet de loi fixant les règles applicables aux activités de la poste, des télécommunications et de celles liées aux technologies de l'information et de la communication, vient de connaître des modifications profondes.
Pour le ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication, Moussa Benhamadi, cette action vise à combler les failles de la loi de 2003 et de permettre une démocratisation des technologies nouvelles. Il est question, particulièrement, de la promotion de l'accès à l'Internet à haut et à très haut débit au profit des citoyens et des entités économiques. Parmi les mesures retenues, également dans le même cadre, la création d'un observatoire de la poste et des technologies de la communication.
Pour le groupe Algérie Télécom (AT), des mesures seront également prises afin de permettre à cette entité de fournir des services adaptés aux clients et de pouvoir répondre favorablement aux demandes de plus en plus croissantes de connexion à l'Internet.
En fait, dans le projet de loi en question, il est prévu la création de deux filiales par le groupe AT dont une sera dédiée au déploiement de la fibre optique à travers le territoire national. Le groupe qui détient actuellement le monopole sera contraint d'améliorer ses prestations puisque la nouvelle loi prévoit l'ouverture du réseau d'AT aux fournisseurs d'accès à Internet ISP, donc au privé. Mais il faut le reconnaître, pour le moment, l'Algérie en dépit de tout les efforts consentis pour le développement du secteur, reste loin des standards internationaux en matière d'accès aux TIC, d'une manière générale. Un récent rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement fait état d'une faible contribution des nouvelles technologies dans la croissance économique.
En chiffres, le rapport indique que le secteur représente seulement 4% du PIB du pays alors que la moyenne mondiale est autour de 7 %. n chiffre qui renseigne sur le degré du retard à rattraper pour combler le fossé. L'autre dossier qui a ralenti sensiblement le développement des TIC en Algérie reste, indéniablement, le déploiement de la téléphonie de 3e génération (3 G), devenue obsolète ailleurs dans le monde puisqu'on parle, actuellement, de la 4 G et de LTE. Le retard pris dans le lancement de cette nouvelle technologie risque de compromettre même les efforts et les quelques avancées enregistrées jusque-là dans le secteur, jugent les observateurs. L'évolution continue et vertigineuse des TIC dans le monde fait que ce retard persistera encore, ajoute-t-on. Pour la 3 G, le ministre en charge du secteur avait annoncé, récemment, son lancement durant le premier semestre de l'année en cours. Toutefois, Benhamadi a conditionné cette action par la résolution du dossier Djezzy. En d'autres termes, cette technologie sera disponible une fois que le dossier d'acquisition de 51% des parts de l'opérateur mobile Orascom Télécoms Algérie (OTA-Djezzy) sera clos.
Tout comme la téléphonie mobile, le paiement électronique est annoncé pour l'année en cours. AT promet dans ce sens de faciliter le paiement des factures et des abonnements, de même que la poste annonce le lancement d'un nouveau chèque normalisé. Des tentatives ont été déjà faites afin de lancer et de vulgariser les transactions électroniques ; cependant, en raison de la non disponibilité d'un réseau qui couvre l'ensemble du territoire, les initiatives ont tout simplement échoué.
Ce qui a d'ailleurs poussé la Banque d'Algérie, l'année dernière, à créer un nouveau billet d'une valeur de 2 000 dinars. En fait, le manque de liquidités dans les banques et les bureaux de poste est dû, en partie, à l'utilisation quasi unique du cash dans les transactions financières. Une pratique justifiée, d'ailleurs, par le manque de confiance des citoyens dans les nouveaux modes de paiements. Sur ce plan, même s'il est difficile de quantifier les pertes que subit l'économie du pays, il est tout de même utile de signaler que le paiement électronique reste un impératif pour l'économie du pays et des retards restent à rattraper. A défaut, l'économie algérienne devra payer la contrepartie de ces retards.
S. B.
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