Les Centres culturels français (CCF) font leur mue. Ils fusionnent avec le service culturel et de coopération pour devenir l'Institut français d'Algérie.
Le but, donner davantage de lisibilité au dispositif culturel déployé en Algérie. L'ambassadeur de France à Alger a signé hier l'arrêt de mort des CCF pour annoncer la naissance de l'Institut français d'Algérie qui «engloutira» les cinq CCF existant en Algérie. Xavier Diencourt expliquait hier cette «réforme» par le souci de donner plus de visibilité aux actions culturelles car, dit-il, «la France croit beaucoup à la diplomatie d'influence». Cette mue, promet-il, ne s'accompagnera pas de lourdeur bureaucratique puisqu'il promet «une architecture plutôt simple» de ce que sera l'Institut français qui restera axé sur le pool coopération universitaire, les manifestations culturelles et les langues. L'Institut français aura un budget de fonctionnement de 14 millions d'euros, un montant des plus élevés et qui égale celui consacré au Maroc. Il continuera à promouvoir une coopération universitaire qui s'est concrétisée en 2011 par l'attribution de 1 681 bourses d'étudiant, la délivrance de 4 831 visas longs séjours pour des étudiants et 270 visas au profit de chercheurs. Des statistiques fournies par l'ambassadeur de France en Algérie qui a reconnu que les activités des anciens centres culturels français restaient concentrés sur le nord du pays. Une situation dictée par des considérations tant historiques que budgétaires. Xavier Diencourt estime cependant que cela n'empêchait pas l'existence de conventions avec des universités du sud du pays. Il a également évoqué l'existence d'une réflexion avec le ministère de l'Education en vue d'une «action plus dynamique» pour renforcer l'enseignement de la langue française en dehors des grandes villes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com