
Redoutée par les automobilistes, la rentrée scolaire est, depuis quelques années, synonyme d'embouteillages. Même les dernières augmentations du prix des carburants n'ont pas pu mettre un terme ou atténuer ce problème.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - C'est la reprise scolaire ce dimanche 8 janvier. La capitale étouffe presque. Les routes ont renoué subitement avec les embouteillages. Dès le matin, les automobilistes sont restés coincés derrière leur volant dans une file de voitures à perte de vue. Un exercice de patience qu'ils vivent et revivent durant toute l'année scolaire, notamment à l'approche de l'entrée et la sortie des classes.Pourquoi la reprise des classes rime avec les encombrements sur la route ' Quel est le lien entre les deux 'Depuis que la mode des écoles privées s'est propagée dans la société algérienne, les parents des élèves inscrits dans ces établissements sont sommés de les accompagner le matin et les récupérer à la fin des cours. Cette obligation est valable même pour les parents ayant opté pour des écoles proches de leur lieu de travail, souvent bien loin de leur lieu d'habitation.Le recours à l'austérité et les augmentations du prix des carburants, stipulées dans la loi de finances 2017, semblent n'avoir dissuadé personne. Les premières augmentations des carburants opérées en 2016 ont, pourtant, eu un impact sur la circulation routière durant les premiers mois de l'année écoulée. Temporaire, certes, mais cet impact a permis aux routes de respirer. Début 2016, plusieurs automobilistes ont renoncé aux nombreux déplacements inutiles. Un comportement qui a dégagé des axes routiers réputés auparavant pour être de vrais points noirs.Aujourd'hui, ces mêmes automobilistes semblent n'avoir pas pris en compte les nouvelles augmentations du prix des carburants. Les interminables embouteillages sur la route en ce début 2017, surtout à la reprise des classes, en sont la preuve. Apparemment, les dernières augmentations du prix des carburants n'ont pas été dissuasives.D'ailleurs, même les élèves scolarisés dans des établissements à quelques encablures du domicile familial sont, eux aussi, accompagnés par leurs parents et souvent en voiture. Pour ces parents, il est question de la sécurité de leur progéniture notamment vis-à-vis des accidents de la circulation, mais également des rumeurs autour des enlèvements enregistrés çàet là .Si les transports en commun ne sont pas assez développés, l'Algérien préfère tout de même se débrouiller avec ses propres moyens, quitte à passer des heures sur la route.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ry N
Source : www.lesoirdalgerie.com