
Si aucun communiqué officiel n'a sanctionné la réunion informelle qui a eu lieu avant-hier au palais du gouvernement entre le Premier ministre, le secrétaire général de l'UGTA et le président du FCE, il n'en demeure pas moins que les discussions entre les trois partenaires étaient denses. Le FCE a revendiqué la levée du «blocage administratif», alors que l'UGTA a plaidé «pour un réel investissement dans le secteur public économique».Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Lors de son intervention, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a réitéré son engagement pour «redonner à l'économie nationale tous les moyens pour sa relance». C'est dans ce cadre qu'il a réitéré l'engagement de son gouvernement «pour lever tous les blocages et autres entraves jusque-là enregistrés et recensés et qui sont à l'origine de la non-application des différentes recommandations ayant sanctionné les travaux de la dernière tripartite ».Une tripartite lors de laquelle il a été mis sur orbite les contours du nouveau modèle économique, d'où les propos réitérés par le Premier ministre devant ses partenaires, en déclarant de nouveau que «les grandes lignes du nouveau modèle de croissance économique qui vise l'émergence d'une base productive et industrielle moderne et compétitive tout en préservant la justice sociale».Pour rappel, lors de son intervention devant les participants à la dernière tripartite, le Premier ministre avait expliqué que ce nouveau modèle permettait une approche «claire et consensuelle» jusqu'en 2019, avec des perspectives à l'horizon 2030, tout en relevant que les richesses naturelles ne pourront plus, à l'avenir, garantir la pérennité du modèle politique et social actuel de l'Algérie. «Il nous faut donc aller chercher la croissance ailleurs, c'est-à-dire dans la sphère économique réelle, là où l'entreprise, publique ou privée, est la clé de voûte», a-t-il souligné. Ainsi et à en croire des sources sûres, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a pris l'engagement de «mettre fin à la bureaucratie administrative économique», d'où la «décision de lever tous les blocages». «L'autorité économique reviendra à l'entreprise», nous a confié une source ayant pris part à cette rencontre informelle.L'autre importante mesure prise lors de cette rencontre est celle relative à la relance du partenariat public-privé en donnant une large priorité à la production nationale. A ce propos, notre source nous fait savoir que des mesures en faveur de la production nationale seront annoncées dans les prochains jours. «La symbiose est désormais totale et l'éveil est également réel», ajoute-t-on.Lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale, la vice-présidente du FCE, Nacera Haddad a souligné «qu'aujourd'hui, l'Etat ne peut pas continuer à renflouer les caisses des entreprises publiques et il ne peut pas continuer avec la même gouvernance». Car l'objectif de redonner de la performance au secteur public, passe par «le partenariat privé-public».Pour sa part Ahmed Tibaoui, membre du FCE, dira que« la situation actuelle ne permet pas de perdre du temps et les autorités sont appelées à lever toutes les entraves administratives pour les investissements». De son côté, Mehdi Bendimerad, vice-président du FCE a considéré que le pays a besoin de plus de rapidité dans la croissance et les blocages auxquels font face les investisseurs ne permettent pas de suivre le rythme».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com