La redynamisation de l'industrie nationale, un impératif, passe, selon le secrétaire général de la Fédération textiles et cuirs au sein de l'UGTA, par la réouverture et la création d'entreprises, PME/PMI, notamment, dans les régions reculées du pays, que ce soit à l'est, l'ouest ou au sud.M. Kebci - Alger (Le Soir)
Amar Takjout, qui était, hier, l'invité de la rédaction matinale de la Chaîne III de la radio nationale, et pour qui les PME/PMI constituent la colonne vertébrale de toute activité industrielle de par le monde, estime que la réouverture de certaines entreprises même à l'intérieur du pays est plus opportune que d'attribuer des aides sociales aux jeunes chèmeurs de ces régions.
Il s'agira, poursuit-il, d'encourager ces entités en réduisant la fiscalité et les charges sociales, 20% au lieu des 35%, par rapport aux entreprises du Nord et en mobilisant les marchés publics pour ces entreprises. Ce qui, à terme, permettra de «créer un équilibre économique dans ces régions».
De quoi aussi participer grandement au renouveau industriel du pays surtout que, selon lui, il y a un potentiel à reprendre qui a fait les beaux jours du pays durant des années 1970'et 1980. «Il faudra le revaloriser, l'aider en amont et en aval pour essayer de le remettre sur les rails».
Takjout dira aussi qu'il faudra mettre en place «les mécanismes pour la création d'autres entreprises pour combler le déficit en la matière et répondre au mieux aux besoins nationaux».
Evoquant le partenariat, le secrétaire général de la Fédération textiles et cuirs relevant de l'UGTA, dira que «c'est une bonne chose car il y a un savoir à acquérir, une technologie à ramener».
Et de regretter les lourdeurs administratives qui freinent le dynamisme économique et de plaider la revue des mécanismes de gestion et d'intervention, très administratifs, bloquants.
Car, arguera-t-il, chez les partenaires étrangers, «c'est au jour le jour, respect des délais, des normes et des saisons, c'est la dynamique».
Takjout parlera de 94 propositions que la Centrale syndicale mettra sur la table lors de la tripartite prévue le 10 octobre prochain.
Dont la réintroduction de la demande d'importation car, selon lui, «il n'y pas un pays au monde qui n'organise pas son marché.
Il faut mettre fin à cette importation anarchique qui ne respecte pas les normes et qui fait la concurrence à la production nationale qui risque de disparaître. Il faut importer juste et bien».
Il y a aussi l'abrogation du fameux article 87 bis qui «nous empoisonne la vie», le crédit à la consommation, le pouvoir d'achat».
Considérant que 33 milliards de dollars d'importation en un semestre comme une malédiction, il dira la nécessité de remettre les gens à travailler, à créer des richesses, et que l'entreprise se doit d'être au cœur des débats avec les patrons et le gouvernement.
«Il faut que le politique ait une dose d'entreprise», estimera encore Takjout.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com