Alger - Revue de Presse

Regard



L’Algérie en panne, faute... d’Algériens Trois ministres et non des moindres font le déplacement à Oran dans le but avoué de faire bouger les choses, tous secteurs confondus. Une inquiétude diffuse s’est installée dans les centres de décision: l’argent mis à disposition pour remettre la machine en marche risque-t-il de finir sa courte carrière dans une courbe ascendante sur les tablettes du gouverneur de la Banque centrale et rien d’autre? En matière de logement, puisqu’il s’agit principalement de cela, les choses sombrent dans un immobilisme préoccupant. Si l’Opgi a réussi, contre vents et marées, à mener ses projets à bon port, tel n’est pas le cas pour d’autres opérateurs privés ou publics.Mobilart, pour en rester à cet opérateur qui a désormais pignon sur rue, il n’y a plus de doute possible: seule l’importation de la main d’œuvre sauvera l’investissement, sinon c’est la catastrophe. Après une tentative malheureuse du côté des Marocains, échouée par la faute d’un recruteur peu scrupuleux, Mobilart se tourne vers les Vietnamiens. Cette entreprise a fait son deuil, côté algérien, car, soutiennent ses dirigeants, il est suicidaire de compter sur eux. «Ils n’ont aucune envie de travailler. Ils veulent tous d’un petit commerce peinard et caressent le rêve de rouler en grosse berline du jour au lendemain. Sur un chantier, ils sont malheureux, même quand on les paie de façon plus qu’honorable. Alors on va chercher des mains habiles et besogneuses aux antipodes s’il le faut, le Vietnam pourquoi pas.» C’est donc un véritable drame qui frappe le pays. Les seuls projets qui passionnent les foules, ce sont ces projets de «soutien aux jeunes» faits de petits commerces disséminés un peu partout dans le tissu urbain. Sous la pression des ‘beznessa’, le maire d’une bourgade de l’intérieur du pays a été jusqu’à sacrifier son seul jardin public aménagé en 1882, pour y planter des kiosques! Le miracle pétrolier a ceci de castrateur, il dope les chiffres et donne l’illusion d’une euphorie sociale complètement factice. La relance a forcément besoin d’un socle humain jeune, vigoureux et formé pour les grands défis. En la matière, la situation n’est guère reluisante en Algérie. G. Hamida
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