Alger - Revue de Presse

Regard



Opération sachet noir: bidon! Il y a un an, le ministère de l’Environnement, comme son nom l’aurait indiqué en temps normal, avait gratifié les Algériens d’une campagne toutes voiles dehors au sujet du terrible sachet noir qui a élu domicile dans nos villes, nos campagnes, nos cieux et nos plages. Le ministère nous avait promis: plus de sachet noir. Il sera désormais blanc ou bleu ou ne sera pas. Bon, question couleurs, les Algériens ont un peu ricané. C’est vrai, un sachet bleu ou blanc à la place du noir, il n’y a vraiment pas de quoi la ramener. Mais comme les Algériens sont bons joueurs, ils se sont dit pourquoi pas. Un an après, il faut se rendre à l’évidence. L’histoire du sachet, c’était du bidon. C’est que les bleus et les blancs ont gagné du terrain. Mais le noir reste maître du jeu: il est partout et rien ne semble arrêter sa fulgurante ascension. Les quelques avancées observées chez ses concurrents restent pour tout dire marginales, voire négligeables. Il semblerait, et le ministre l’avait dit, qu’un puissant lobby se cache derrière le sachet noir. Et que ce même lobby ne voulait pas abdiquer, à moins, nous a-t-il dit à l’époque, qu’il gardât la main sur le sachet même s’il doit changer de couleur. Le ministre a donc dû surfer, slalomer, pour éviter les écueils, les pièges tendus par le terrifiant lobby du sachet. Notre ministre de l’Environnement n’a pas encore fait le bilan de son «Opération Sachet Noir». Ce journal, qui a le sens du service public, invite tout observateur muni d’une paire d’yeux à peu près viables, à se rendre dans les environs immédiats des grandes villes et dans les marchés de l’Algérie. Il en aura le cœur net: rien n’arrêtera la progression du poids plume, du fléau qui a bouleversé nos habitudes à porter le couffin en alfa cousu main. Les Algériens prennent tout de suite la route du progrès technique dès qu’il leur facilite la vie. Ils aiment le sachet noir, ils se plaignent des ordures pourtant. Il y a tellement d’autres exemples, mais on se contentera de celui-ci pour l’instant pour ne pas se fâcher.   G. Hamida
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