Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum,



Train de vie de millionnaires Le nouveau président du CNES, le Conseil national économique et social, vient de surprendre en annonçant une hausse de l’inflation pour 2006. Des propos qui contredisent le discours du ministre des Finances. Si l’augmentation se confirme, cela sera un démenti aux prévisions attendues par la Banque d’Algérie. Le temple de la finance nationale n’a cessé de confirmer que l’inflation ne dépasserait pas les 3%, alors que le CNES la situerait plutôt autour des 3,5 à 4,5%. Cette annonce est d’autant plus inquiétante qu’elle représente plus du double de 2005 qui se situait, officiellement, à 1,6%. La note de conjoncture, la première depuis l’intronisation de Babès, conforte les prévisions des analystes qui en avaient fait l’annonce, au lendemain de la décision de l’augmentation des salaires. Ces dernières pourraient influer sur l’inflation si des mécanismes ne sont pas rapidement mis en place. Le débat le plus chaud tourne toujours autour de la privatisation des sociétés malades et improductives. La seule recette pour lutter contre le retour de l’inflation passe obligatoirement par la réduction des dépenses publiques, challenge auquel le gouvernement semble avoir renoncé. Il n’est pas de société publique, institution, banque et autres entreprises relevant de l’Etat, qui n’ait pas son propre parc de véhicules personnels luxueux, de programmes de vacances, de budgets faramineux, de frais de missions et autres, de primes et autres artifices pour gratter le maximum de cette vache qui n’en finit pas d’allaiter généreusement ceux qui sont à l’abri du besoin mais qui rechignent à voler au secours des nécessiteux.L’Algérie est, avec ses 10%, l’un des pays les plus dépensiers au monde. Et l’une des recommandations du FMI fut, justement, de faire baisser ce taux à des normes tolérables. Le problème est que le responsable algérien a toujours recherché son intérêt personnel au détriment de celui de la collectivité. Des quartiers entiers ont été privés d’eau et d’électricité au moment où les palais de gouvernants brillaient de mille feux et étalaient une verdure insolente. Des directeurs de sociétés se payaient des voitures rutilantes alors que leurs employés ne percevaient plus leurs mensualités depuis des mois et des malades imaginaires gâchaient des deniers de l’Etat pour des broutilles, à l’étranger, alors que des bébés et des citoyens mourraient dans les hôpitaux locaux. L’Algérie a la chance de disposer de liquidités pour relancer la croissance économique au-delà du rythme actuel. A-t-elle les hommes qu’il faut pour le faire? Douteux quand on sait que certains ministères, faute de renouveler le chef, piétinent dans la médiocrité. Des ministres qui n’arrivent pas à décider une chose, sans se contredire le lendemain. Et c’est le citoyen, à la base, qui trinquera bien sûr.   Miloud Horr
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