Alger - Revue de Presse

Regard



Les mystères du Londonistan Un an jour pour jour après les attentats de Londres, un épais brouillard entoure les circonstances qui ont conduit un petit groupe de quatre jeunes gens à organiser un feu d’artifice qui a fait pas moins de 52 morts et des milliers de blessés. Le très sérieux Scotland Yard en perd le sommeil: il est impossible qu’un groupuscule de jeunes britanniques, nés et élaborés dans les murs du Grand Londres, en arrive à concocter une série d’attentats faits pour tuer sans qu’il ait des connections avec la nébuleuse Al Qaïda! Les limiers du contre-espionnage de sa majesté, le Mi5, n’ont pas réussi à démontrer à ce jour que ce groupe, composé de 3 Pakistanais d’origine et l’autre de la lointaine Jamaïque, fut lié d’une manière ou d’une autre à l’internationale du crime islamiste. Et pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence aujourd’hui: les jeunes gens, voulant agir pour leur propre compte, ont bel et bien ciblé la population londonienne. Cette même cible, et ils le savaient bien, était constituée pour l’essentiel de «leur» communauté. Le principe est le même qu’en Irak, plus on tue ses propres compatriotes, plus la peur s’installe, plus le sentiment de remporter la bataille est fort. C’est surprenant, déconcertant comme logique, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Le parallèle avec la façon d’agir de ces groupes de la mort en Algérie, par exemple, est absolument le même. N’importe qui pouvait décider de l’exécution d’un magistrat, d’un intellectuel ou d’un militaire sans forcément en référer à une hiérarchie supposée. De cette manière, les groupuscules faisaient allégeance à un émir national connu de réputation et se taillaient une portion de territoire sur laquelle, tacitement, ils régnaient. Le paysage de ce Londres que l’on voit à la télé, avec ces femmes en tchador hermétique et ces barbus du plus pur acabit afghan, peut heurter les yeux du commun des mortels. Ces attentats ne sont que la résultante d’un processus somme toute «normal». De l’Afghnistan au Londonistan, il n’y a qu’une rue à traverser.
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