
Ce secteur enregistre peu de changements positifs. Pour promouvoir le financement de l'économie via un système financier performant et en adéquation avec les standards internationaux, le gouvernement a engagé un programme de réforme visant la réorganisation et la dynamisation du marché financier. Cependant, cette réforme avance à petits pas. Certes, des avancées louables ont été réalisées pour la réforme du secteur financier, cependant, beaucoup reste à faire notamment en matière de conditions de financement des activités économiques nationales, du fonctionnement de notre marché financier ou encore de la relation reliant l'entreprise à la banque. En effet, l'un des chantiers fondamentaux pour l'approfondissement des réformes est le développement des marchés des capitaux et la promotion de la Bourse d'Alger. Le financement de l'économie algérienne est assuré essentiellement par le recours aux crédits (de moyen et long terme) et non par le recours aux marchés internationaux des capitaux. Le crédit bancaire reste l'unique source de financement des projets d'entreprise, alors qu'il existe d'autres formes de financement plus adaptées, à l'image du financement via le marché boursier. Toutefois, le marché boursier est, aujourd'hui, peu développé. Il ne compte que six entreprises cotées, à savoir El-Aurassi, Alliance Assurances, Saidal et NCA Rouiba sous formes de titres de capital (actions) et Sonelgaz et Dahli sous forme de titres de créances (obligations). Depuis la création de la Bourse d'Alger, sa capitalisation est restée à un niveau faible estimé à 16 milliards de dinars, en juillet 2013, soit 0,1% du PIB. Il est utile de signaler, à ce titre, que les chefs d'entreprise ne cessent de dénoncer la difficulté et parfois l'inexistence d'accès au financement. Les experts estiment qu'il est important de pouvoir offrir une alternative aux entreprises (marché, actions ou obligations), pour diversifier leur source de financement et leur capital. Cette recherche d'alternatives est d'autant plus urgente que la vulnérabilité des finances publiques et de la balance des payements fortement dépendantes de l'évolution du secteur des hydrocarbures s'aggrave face à l'impact de l'accroissement de la consommation intérieure sur les exportations qui vient renforcer les effets négatifs de la baisse des cours mondiaux. Face à cette vulnérabilité de l'économie nationale, le prochain quinquennat sera-t-il celui de l'approfondissement des réformes bancaires et financières. Le secteur bancaire algérien est appelé à accélérer son degré de concurrence, sa modernisation, sa décentralisation et sa capacité à améliorer l'intermédiation financière indispensable à une impulsion forte et durable de la croissance, moteur de développement.S. S.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said SMATI
Source : www.liberte-algerie.com