
Après des mois d'arrêt, le haut fourneau (HF) du complexe El Hadjar va enfin redémarrer. La relance du complexe pourrait même coà'ncider avec la tenue des travaux de la tripartite le 6 mars prochain.Younès Djama - Alger (Le Soir) - «Les essais sont dans une phase optimale», affirme Touati Ahmed-Yazid, P-dg d'Imetal dont dépend le complexe. C'était hier lors d'une rencontre avec un groupe de représentants de la presse nationale. « Le redémarrage (du HF) se fera au plus tard vendredi ou samedi, nous sommes sur les derniers réglages. Une partie est déjà allumée et le HF est en cours de chargement», confirme M. Touati. «D'ici 48 heures, les derniers réglages seront terminés et le HF sera prêt pour le redémarrage» sous réserve qu'il n'y ait pas de panne majeure, insiste M. Touati qui parle d'une «lourde responsabilité». «Fin mars, toutes les installations produiront aux normes», promet M. Touati. Deux éléments ont permis au complexe d'El Hadjar de renaître de ses cendres. D'abord, la décision «éminemment politique» de sa renationalisation par l'Etat, et en second lieu l'accompagnement financier que ce dernier lui a consenti.En effet, le complexe a bénéficié dans une première phase d'une enveloppe financière de 600 millions de dollars pour moderniser ses équipements. L'heure est à l'automatisation. Déjàaccordée, une bonne partie de cette enveloppe a été consommée. «Nous avons proposé une rallonge de l'enveloppe pour la deuxième phase de cette modernisation et nous attendons la décision», note M. Touati. Ce dernier a tenu à rendre un hommage appuyé au gouvernement qui, en cette conjoncture économique difficile, a pris sur lui d'assurer le fonds de roulement à la société et le paiement des salaires des travailleurs. «Sans cette décision salutaire, dans une conjoncture comme celle que nous visons, les choses ne se seraient pas passées aussi favorablement», observe le P-dg d'Imetal. Les choses n'étaient pas simples, admet volontiers Touati Ahmed Yazid avec un brin de fierté mêlé à de l'émotion. D'aucuns, y compris le partenaire indien, ne pariaient pas un kopeck sur le fait que les Algériens puissent par eux-mêmes prendre les rênes de ce symbole de la métallurgie algérienne. «Beaucoup de gens l'ont pris pour mort et enterré», rappelle-t-il en parlant du complexe El Hadjar. En aout 2016, l'Etat algérien a achevé le transfert des participations minoritaires du Groupe ArcelorMittal dans les deux sociétés ArcelorMittal Algérie et ArcelorMittal Tébessa ainsi que sa participation majoritaire dans ArcelorMittal Pipes & Tubes Algérie à la partie algérienne qui contrôle de fait entièrement ces sociétés.Ce transfert d'actifs signe le retour du géant de l'acier et de la métallurgie dans le giron de l'Etat qui en reprend le contrôle après le départ de l'indien Mittal. Cela, concomitamment à la «renationalisation» des mines d'Ouenza et de Boukhadra qui alimentent en matières premières le complexe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y D
Source : www.lesoirdalgerie.com